Un blog, c'est un peu comme une maison.
On fait sa première acquisition, on l'agrémente et on l'aménage à notre goût, à notre image, peu à peu.
Puis après avoir refait toute la décoration et exploré toutes les extensions, on s'y sent à l'étroit, et rien n'y fait, les envies de déménagement apparaissent.
Après quelques recherches, j'ai finalement trouvé un nouveau local.
Voici donc la nouvelle adresse des billets d'humeur de Nikki :
http://blogdenikki.wordpress.com/
@ bientôt...
PS : pour des raisons évidentes de budget serré, de crise, tout ça, il n'y aura pas de pendaison de crémaillère.
Des billets d'humeur sur l'actualité ou mes "tranches de vie", selon mon humeur. Souvent taquine, jamais méchante !
19 févr. 2012
13 févr. 2012
"Le 115 du particulier", un réseau au service des SDF
Le froid s'est installé en France depuis quelques semaines, et le redoux d'aujourd'hui ne semble qu'un répit de courte durée.
Depuis le début de cette vague de froid, les médias mettent en exergue la vie des sans-abris dans ces conditions très difficiles, ainsi que le travail quotidien du SAMU social. Malheureusement, les structures qui organisent des maraudes sont confrontées à de plus en plus de personnes en grande détresse.
Depuis le 3 février, une dizaine de personnes animent une page Facebook : "Le 115 du particulier". Un réseau d'entraide entre particuliers qui se démène afin de trouver des hébergements pour les SDF... chez des particuliers. Mais aussi des donc en couvertures, nourriture, etc.
Le dispositif ne se substitue pas au "115" historique, ni aux associations et aux travailleurs sociaux mais vient en complément. Certaines associations ont émis quelques réticences sur le concept, -héberger un SDF est un engagement fort, il faut être conscient de la réalité de la situation-, mais le système fonctionne, puisqu'il compte 4859 membres à l'heure où j'écris ces lignes.
L'initiative est étonnante, en ces périodes de repli sur soi, mais cet acte citoyen se doit d'avoir la mise en lumière qu'il mérite !
Un bilan de l'opération dans quelques semaines sera le bienvenu.
https://www.facebook.com/groups/115.DU.PARTICULIER
Depuis le début de cette vague de froid, les médias mettent en exergue la vie des sans-abris dans ces conditions très difficiles, ainsi que le travail quotidien du SAMU social. Malheureusement, les structures qui organisent des maraudes sont confrontées à de plus en plus de personnes en grande détresse.
Depuis le 3 février, une dizaine de personnes animent une page Facebook : "Le 115 du particulier". Un réseau d'entraide entre particuliers qui se démène afin de trouver des hébergements pour les SDF... chez des particuliers. Mais aussi des donc en couvertures, nourriture, etc.
Le dispositif ne se substitue pas au "115" historique, ni aux associations et aux travailleurs sociaux mais vient en complément. Certaines associations ont émis quelques réticences sur le concept, -héberger un SDF est un engagement fort, il faut être conscient de la réalité de la situation-, mais le système fonctionne, puisqu'il compte 4859 membres à l'heure où j'écris ces lignes.
L'initiative est étonnante, en ces périodes de repli sur soi, mais cet acte citoyen se doit d'avoir la mise en lumière qu'il mérite !
Un bilan de l'opération dans quelques semaines sera le bienvenu.
https://www.facebook.com/groups/115.DU.PARTICULIER
23 janv. 2012
Megaupload : riposte par l'humour
L'annonce de la fermeture de Megaupload, fin de semaine dernière, suscite de nombreuses réactions de la part des internautes. En effet, la plate-forme de téléchargement compte comptait de nombreux adeptes, et les initiatives de "représailles" ne manquent pas depuis la semaine dernière.
Une des initiatives les plus drôles nous vient de deux lillois, avec leur parodie de Bref.
Des parodies de BREF, il y en a tous les jours, mais celle-ci es très réussie.
Lien d'origine : http://bugsbuzz.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2012/01/23/fermeture-de-megauopload-des-lillois-sortent-une-parodie-de.html
Une des initiatives les plus drôles nous vient de deux lillois, avec leur parodie de Bref.
Des parodies de BREF, il y en a tous les jours, mais celle-ci es très réussie.
Lien d'origine : http://bugsbuzz.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2012/01/23/fermeture-de-megauopload-des-lillois-sortent-une-parodie-de.html
17 janv. 2012
Fangio des villes
En ville, je roule à 50 km/h.
Certes, il m'arrive de dépasser la limite de quelque peu, comme tout le monde, mais je reste prudente sur les routes sensibles. Comme ce matin, dans cette rue de ma ville où la circulation est dense, les passages piétons nombreux et les dépassements hasardeux.
Cela n'a pas empêché la petite citadine noire aux deux chevrons qui me suivait, d'opérer une accélération et un coup de volant brusque pour me doubler, moi et mes 50 km/h, générant la stupéfaction des riverains sur le trottoir et la peur de cette dame âgée qui tentait de traverser.
Une fois l'étonnement passé, j'ai continué ma route, laissé traversé cette brave dame, puis une autre, tourné à gauche, et j'ai continué ma route, à 50 km/h, toujours.
A l'approche du feu tricolore, j'ai ralenti, puis freiné, car il était rouge.
Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver, à l'arrêt devant moi, mon ami Fangio et sa voiture noire.
Tout ça pour ça.
Être avant moi au feu rouge.
S'il a vu mon rictus pointer sur mon visage, j'espère au moins qu'il aura compris.
Certes, il m'arrive de dépasser la limite de quelque peu, comme tout le monde, mais je reste prudente sur les routes sensibles. Comme ce matin, dans cette rue de ma ville où la circulation est dense, les passages piétons nombreux et les dépassements hasardeux.
Cela n'a pas empêché la petite citadine noire aux deux chevrons qui me suivait, d'opérer une accélération et un coup de volant brusque pour me doubler, moi et mes 50 km/h, générant la stupéfaction des riverains sur le trottoir et la peur de cette dame âgée qui tentait de traverser.
Une fois l'étonnement passé, j'ai continué ma route, laissé traversé cette brave dame, puis une autre, tourné à gauche, et j'ai continué ma route, à 50 km/h, toujours.
A l'approche du feu tricolore, j'ai ralenti, puis freiné, car il était rouge.
Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver, à l'arrêt devant moi, mon ami Fangio et sa voiture noire.
Tout ça pour ça.
Être avant moi au feu rouge.
S'il a vu mon rictus pointer sur mon visage, j'espère au moins qu'il aura compris.
12 janv. 2012
Voeux 2012
Alors que je m'apprêtais à déposer un nouveau billet sur ce blog, je me suis rendu compte, avec effroi, que je n'avais pas présenté mes voeux à tout le monde.
Pourtant, cette année, j'ai fait des efforts. Et pas des moindres. J'ai personnalisé mes SMS, mes e-cartes, j'ai même investi dans des cartes papiers imprimables/personnalisables pour les personnes à qui j'écris chaque année.
Je suis même allée jusque faire la queue à la Poste pour acheter des beaux timbres.
Seulement voilà, malgré toutes ces précautions, j'ai oublié des destinataires.
Vous.
Les lecteurs de mon blog.
Alors, chers lecteurs, chères lectrices, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2012.
Pourtant, cette année, j'ai fait des efforts. Et pas des moindres. J'ai personnalisé mes SMS, mes e-cartes, j'ai même investi dans des cartes papiers imprimables/personnalisables pour les personnes à qui j'écris chaque année.
Je suis même allée jusque faire la queue à la Poste pour acheter des beaux timbres.
Seulement voilà, malgré toutes ces précautions, j'ai oublié des destinataires.
Vous.
Les lecteurs de mon blog.
Alors, chers lecteurs, chères lectrices, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2012.
29 déc. 2011
Comment reconnaître un touriste à Lille ?
En cette fin d’année, la ville de
Lille est en fête : marché de Noël, grande roue, décorations lumineuses…
de quoi attirer des touristes. Au hasard d’une promenade dans la capitale des
Flandres, je les ai observés et écoutés. Extraits :
Un homme se fait photographier par sa compagne, près de la grande roue de la Grand Place, vérifie rapidement sur l’écran numérique si le cliché est correct, puis déclare à sa compagne/épouse : « Bon, c’est bon, maintenant, on va photographier le Carlton. »
Pour rappel, le Carlton n’est pas un édifice à visiter à Lille. C’est juste un hôtel comme un autre. Sinon, vous pensez bien que l’Office du tourisme aurait exploité le filon !
Dans une rue, à quelques encablures de la Grand Place, quatre personnes forment un cercle sur le trottoir, tel un cordon de sécurité. Les passants ralentissent le pas, contournent le blocus, et certains osent jeter un œil pour analyser la scène. Les vigiles du jour semblent anglais et font signe aux piétons de continuer leur route. Alors que j’approche, un des anglais me désigne le trottoir du doigt en proclamant un « Be careful ! » compréhensible, même si on a un niveau d’anglais de collège. Au sol, une crotte de chien toute fraiche attend que le cinquième acolyte ne ramène un sac. Moralité : les touristes sont plus propres que les autochtones.
Enfin, il y a ceux qui restent plantés benoîtement devant une rangée de V’Lille (système de vélos de location lillois), et qui, au bout de dix minutes qui paraissent une éternité, ont une illumination et s’écrient : « Aaaaahhh… c’est comme les Vélib à Paris ! Waouh ! ». A ceux-là, je n’ai pas osé leur montrer notre métro sans chauffeur, ils étaient déjà suffisamment sous le choc comme ça.
5 déc. 2011
Bref, j'ai acheté un sapin
Bref. C'est bientôt Noël, alors je suis allée acheter un sapin dans mon magasin préféré, dans un chapiteau installé pour l'occasion.
Un sapin suffisamment beau pour pas être ridicule, mais suffisamment bon marché pour mon porte-monnaie.
Le vendeur m'a demandé : "J'peux vous aider ?"
J'ai dit : "Je voudrais un sapin." ça tombe bien, ils vendaient que ça, dans le chapiteau.
Il me dit : "Vous voulez un fin ou un touffu ?"
- je sais pas, je veux un sapin.
Il n'a pas ri.
Puis il me demande : "Vous voulez un épicéa ou un nordmann ?"
- nordmann
- Je vous mets un pied en bois pour l'installer ?
Et là je pense : "Oui, parce qu'il ne va pas tenir tout seul". Finalement, je dis oui, et j'en ai pour 24 euros. Ils sont forts pour la vente additionnelle.
24 euros. C'est, selon Jean-Pierre Pernauld, le prix moyen d'un sapin cette année.
Cool. J'aime bien être dans la moyenne.
- J'vous l'mets dans vot' voiture madame ?
- oui, merci.
Il a mis le sapin dans la voiture, puis il m'a regardé, il a regardé le sapin, je l'ai regardé, puis j'ai regardé le sapin, et il m'a dit :
- euh, madame, ça rentre pas, faut ouvrir le carreau, sinon la pointe du sapin, elle passe pas."
J'ai donc roulé avec un carreau ouvert, et j'ai eu froid.
Bref, j'ai acheté un sapin.
Un sapin suffisamment beau pour pas être ridicule, mais suffisamment bon marché pour mon porte-monnaie.
Le vendeur m'a demandé : "J'peux vous aider ?"
J'ai dit : "Je voudrais un sapin." ça tombe bien, ils vendaient que ça, dans le chapiteau.
Il me dit : "Vous voulez un fin ou un touffu ?"
- je sais pas, je veux un sapin.
Il n'a pas ri.
Puis il me demande : "Vous voulez un épicéa ou un nordmann ?"
- nordmann
- Je vous mets un pied en bois pour l'installer ?
Et là je pense : "Oui, parce qu'il ne va pas tenir tout seul". Finalement, je dis oui, et j'en ai pour 24 euros. Ils sont forts pour la vente additionnelle.
24 euros. C'est, selon Jean-Pierre Pernauld, le prix moyen d'un sapin cette année.
Cool. J'aime bien être dans la moyenne.
- J'vous l'mets dans vot' voiture madame ?
- oui, merci.
Il a mis le sapin dans la voiture, puis il m'a regardé, il a regardé le sapin, je l'ai regardé, puis j'ai regardé le sapin, et il m'a dit :
- euh, madame, ça rentre pas, faut ouvrir le carreau, sinon la pointe du sapin, elle passe pas."
J'ai donc roulé avec un carreau ouvert, et j'ai eu froid.
Bref, j'ai acheté un sapin.
8 nov. 2011
Volkswagen protège les hérissons
Depuis une semaine, une publicité un peu curieuse montrant des hérisons dans une forêt noire attise ma curiosité. Les petites bestioles, qui se précipitent en groupe vers un tronc d'arbre, me font penser à Ernie, la mascotte des éponges Spontex.
Mais il n'en est rien.
Depuis hier, j'ai découvert le pot aux roses. Je vous dévoile donc le nom de l'annonceur : Volkswagen !
Le nouveau modèle dispose de l'ESP, un correcteur électronique de trajectoire, qui n'écrase plus ces charmantes petites bêtes pleins de puces.
On arrête pas le progrès...
Mais il n'en est rien.
Depuis hier, j'ai découvert le pot aux roses. Je vous dévoile donc le nom de l'annonceur : Volkswagen !
Le nouveau modèle dispose de l'ESP, un correcteur électronique de trajectoire, qui n'écrase plus ces charmantes petites bêtes pleins de puces.
On arrête pas le progrès...
Les noces d'or en 2061
Dans mon dernier billet, j'expliquais que les célébrations de noces d'or (50 ans de mariage) sont amenées à disparaître. Les gens se marient de moins en moins, mais sutout de plus en plus tard.
En supposant qu'un couple se marie cette année, en 2011, à l'âge de 20 ans, voici ce que donnerait la cérémonie en 2061.
Kevin et Marine se sont mariés en novembre 2011, à la mairie de Lille. Kevin a rencontré Marine à l'été 2010 sur le réseau social Facebook, grace à des amis communs. Au début, Marine a répond timideent à ses messags par des pokes, puis ils ont correspondu via la messagerie instantanée.
Nous avons retrouvé un extrait, dans un ancien disque dur de l'époque :
- sa va
- oui et toi ?
- ou sa va. Tu fais koi ?
- rien
- ah, lol
- tu veu aller au ciné demain ?
- non, j'peux pas, j'suis alcatraz.
Finalement, ils se sont revus lors d'un Flash-mob et ne ne sont plus quittés depuis.
Kevin a eu une carrière professionnelle diversifiée, avec 25 employeurs différents, et vient de faire valoir ses droits à la retraite, pour ses 70 ans. Marine le rejoindra dans quelques temps, quand elle aura tous ses trimestres.
J'espère être très loin de la vérité...
En supposant qu'un couple se marie cette année, en 2011, à l'âge de 20 ans, voici ce que donnerait la cérémonie en 2061.
Kevin et Marine se sont mariés en novembre 2011, à la mairie de Lille. Kevin a rencontré Marine à l'été 2010 sur le réseau social Facebook, grace à des amis communs. Au début, Marine a répond timideent à ses messags par des pokes, puis ils ont correspondu via la messagerie instantanée.
Nous avons retrouvé un extrait, dans un ancien disque dur de l'époque :
- sa va
- oui et toi ?
- ou sa va. Tu fais koi ?
- rien
- ah, lol
- tu veu aller au ciné demain ?
- non, j'peux pas, j'suis alcatraz.
Finalement, ils se sont revus lors d'un Flash-mob et ne ne sont plus quittés depuis.
Kevin a eu une carrière professionnelle diversifiée, avec 25 employeurs différents, et vient de faire valoir ses droits à la retraite, pour ses 70 ans. Marine le rejoindra dans quelques temps, quand elle aura tous ses trimestres.
J'espère être très loin de la vérité...
4 nov. 2011
Les noces d'or en 2011
Cette année, j'ai assisté à un certain nombre de cérémonies de noces d'or, pour en tirer des articles. Il m'est même arrivé d'assister à des noces de diamant, voire de palissandre. C'est le moment de traduire, pour les non-avertis.
Noces d'or : 50 ans de mariage
Noces de diamant : 60 ans de mariage !
Noces de palissandre : 65 ans de mariage !!!
Il manque donc à mon palmarès des noces de platine (70 ans), mais cet événement est rarissime.
Ce qui me plaît, dans ce genre d'exercice, c'est de découvrir l'histoire du couple et de la rédiger, avec des mots justes. En général, c'est : "Ils se sont rencontrés au dancing, Monsieur a invité Madame à danser, et depuis, ils ne se sont plus quittés." C'est parfois beaucoup plus surprenant : "Monsieur venait courtiser Madame et jetait des cailloux sur la fenêtre de sa chambre pour attirer son attention." Ou carrément romantique : "Ils se sont rencontrés sur un quai de gare, Monsieur partait à l'armée, mais ils ont correspondu durant de longs mois."
Mais l'autre jour, alors que la cérémonie tardait à démarrer, que la famille et amis des jubilaires patientaient en chuchotant dans une salle surchauffée, je me suis mise à rêvasser, conséquence d'un manque de sommeil dû à une soirée festive la veille. Je me suis imaginé ce que deviendraient ce genre de commémorations dans 40 ou 50 ans, avec des personnes qui se marient de moins en moins, ou de plus en plus tard.
Réponse dans un prochain billet....
A suivre !
Noces d'or : 50 ans de mariage
Noces de diamant : 60 ans de mariage !
Noces de palissandre : 65 ans de mariage !!!
Il manque donc à mon palmarès des noces de platine (70 ans), mais cet événement est rarissime.
Ce qui me plaît, dans ce genre d'exercice, c'est de découvrir l'histoire du couple et de la rédiger, avec des mots justes. En général, c'est : "Ils se sont rencontrés au dancing, Monsieur a invité Madame à danser, et depuis, ils ne se sont plus quittés." C'est parfois beaucoup plus surprenant : "Monsieur venait courtiser Madame et jetait des cailloux sur la fenêtre de sa chambre pour attirer son attention." Ou carrément romantique : "Ils se sont rencontrés sur un quai de gare, Monsieur partait à l'armée, mais ils ont correspondu durant de longs mois."
Mais l'autre jour, alors que la cérémonie tardait à démarrer, que la famille et amis des jubilaires patientaient en chuchotant dans une salle surchauffée, je me suis mise à rêvasser, conséquence d'un manque de sommeil dû à une soirée festive la veille. Je me suis imaginé ce que deviendraient ce genre de commémorations dans 40 ou 50 ans, avec des personnes qui se marient de moins en moins, ou de plus en plus tard.
Réponse dans un prochain billet....
A suivre !
19 oct. 2011
Brèves de piscine
- Non mais c'est quand même dingue, ça, de devoir attendre autant de temps !
- oui, c'est vrai, c'est pas marrant.
Après la séance d'aquagym, je suis assise sur un banc à l'entrée de l'établissement, et tout en me chaussant, j'écoute la conversation de deux femmes d'un certain âge, assises à côté de moi.
- Et puis j'ai demandé pour y aller plus tôt, mais ce n'était pas possible !
- Ah oui, ça devient dramatique, acquiesce la copine.
- En plus je vais là depuis des années, tu te rends compte, même maintenant que j'ai déménagé plus loin.
- ah oui ? interroge l'amie pas contrariante. Tu devrais changer, c'est tout.
Je ne tenais pas à me mêler à cette conversation privée, mais je comprenais le désarroi de cette dame. Dans notre région, les rendez-vous médicaux chez les spécialistes sont de plus en plus difficiles à obtenir rapidement. Et il faut parfois s'armer de patience, et se résigner à attendre. Une fois mes affaires rangées dans le sac, je m'apprête à partir, quand j'entends la conclusion de cet échange :
- Bah oui t'as raison, si ça continue je vais changer de coiffeur pour me faire ma couleur !
Raté.
- oui, c'est vrai, c'est pas marrant.
Après la séance d'aquagym, je suis assise sur un banc à l'entrée de l'établissement, et tout en me chaussant, j'écoute la conversation de deux femmes d'un certain âge, assises à côté de moi.
- Et puis j'ai demandé pour y aller plus tôt, mais ce n'était pas possible !
- Ah oui, ça devient dramatique, acquiesce la copine.
- En plus je vais là depuis des années, tu te rends compte, même maintenant que j'ai déménagé plus loin.
- ah oui ? interroge l'amie pas contrariante. Tu devrais changer, c'est tout.
Je ne tenais pas à me mêler à cette conversation privée, mais je comprenais le désarroi de cette dame. Dans notre région, les rendez-vous médicaux chez les spécialistes sont de plus en plus difficiles à obtenir rapidement. Et il faut parfois s'armer de patience, et se résigner à attendre. Une fois mes affaires rangées dans le sac, je m'apprête à partir, quand j'entends la conclusion de cet échange :
- Bah oui t'as raison, si ça continue je vais changer de coiffeur pour me faire ma couleur !
Raté.
5 oct. 2011
Un éléphant, ça trompe énormément
Deux fois par an, je lave mon auto dans une station de lavage spécialisée.
Deux fois par an, c’est le minimum syndical que je m’impose, une fois après l’hiver, une fois après l’été. J’aime bien ma voiture, mais de là à l’astiquer toutes les semaines, non.
Pour effectuer cette besogne, je me rends dans une enseigne connue, représentée par un pachyderme de couleur. J’insère un euro, et j’asperge généreusement mon petit véhicule de produit de lavage, avec leur pistolet haute-pression. J’ai à peine le temps de faire le tour de la voiture que le jet s’arrête brutalement.
Hop, un euro, et je savonne les derniers centimètres manquants. Retour rapide sur le tableau de bord de la machine, pour passer au rinçage, et j’opère une circonvolution rapide autour du véhicule, pour ôter cette mousse blanchâtre. Quelques secondes plus tard, la machine stoppe à nouveau. Passablement agacée à la vue du savon encore dégoulinant sur ma carrosserie, je rechigne à glisser la dernière pièce d’un euro nichée au fond de ma poche, et j’entame une course effrénée afin d’écarter le moindre centimètre carré de mousse.
Opération terminée, j’ai les bras sales, ma voiture semble nette, je peux rentrer chez moi, sereine. C’était sans me douter, qu’une fois sèche, la carrosserie dévoilerait l’inimaginable : ma voiture n’est pas propre. Bien au contraire, la crasse est étalée sur différents endroits, de manière irrégulière et irrévérencieuse.
Soit j’ai sous-estimé la somme investie : 3 euros. Soit je n’y vais pas assez souvent. Soit l’enseigne, qui dit respecter l’environnement, utilise plus de savon pour nous faire dépenser plus de sous (je suis parano, là, non ?).
Dans tous les cas, j’ai gagné le droit de la relaver.
Mais on ne m’y reprendra plus, j’ai une mémoire d’éléphant !
19 sept. 2011
Bref. Mon coup de coeur de la rentrée sur Canal +
En moins d'un mois, la nouvelle minisérie Bref, diffusée sur Canal+, a réuni plus de 600.000 fans sur Facebook (609.201 précisément au moment où j'écris ces lignes). Pour ceux qui l'ignorent, ce format court humoristique est diffusé pendant le Grand Journal, le soir, envers 20h30, et dure moins de deux minutes.
Et ça se résume comme ça : "Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux il se passe des trucs. Bref c'est l'histoire d'un mec entre les deux..."
Le sujet : les aventures d'un trentenaire (parisien) qui tourne en dérision les choses de le vie, comme la drague, la vie de famille, ou les entretiens d'embauche, avec une voix off . Rien de bien original, et pourtant, le programme cartonne car il est bien écrit, bien joué, et nouveau dans le rythme.
Aux commandes de cette série, deux auteurs : Kyan Kohjandi et Bruno Muschio. Le premier a fait du stand up, le second vient du Jamel Comedy Club. Et la minisérie est également énormément consommée sur l net, ou via les réseaux sociaux.
Bref, elle se picore. Et on adore.
Et ça se résume comme ça : "Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux il se passe des trucs. Bref c'est l'histoire d'un mec entre les deux..."
Le sujet : les aventures d'un trentenaire (parisien) qui tourne en dérision les choses de le vie, comme la drague, la vie de famille, ou les entretiens d'embauche, avec une voix off . Rien de bien original, et pourtant, le programme cartonne car il est bien écrit, bien joué, et nouveau dans le rythme.
Aux commandes de cette série, deux auteurs : Kyan Kohjandi et Bruno Muschio. Le premier a fait du stand up, le second vient du Jamel Comedy Club. Et la minisérie est également énormément consommée sur l net, ou via les réseaux sociaux.
Bref, elle se picore. Et on adore.
6 sept. 2011
Bouygues Telecom et les Lolcats
Tout le monde le sait : mettre en scène des bébés dans une publicité est un gage de réussite pour une marque, car le film plaît et devient facilement mémorisable. Il en est de même pour les animaux, dans une moindre échelle.
Dans sa dernière campagne sur le net, Bouygues Telecom surfe sur le succès des Lolcats, ces petites vidéos de chats tous mignons que l'on s'envoie par mail ou que l'on partage sur les réseaux sociaux. Dans le jargon publicitaire, on appelle ça de la pub virale. D'ailleurs, la marque ne s'en cache pas, bien au contraire : en plaçant dans son argumentaire "C'est parce que nous savons que vous aimez les films sur Internet avec des petits chatons que nous avons fait ce film sur Internet avec des petits chatons", elle joue la transparence.
Le spot met en scène des chats dans un univers professionnel, avec des chefs en réunion, et un centre d'appel où des chatons répondent aux clients.
Effet garanti, la pub est amusante, et la vidéo fait le tour du web.
Vidéo Bouygues Telecom, réalisation : agence DDB, sortie le 1er sept. 2011
Précédée d'un teaser, fin août :
31 août 2011
Yann Barthès, le Jon Stewart français ?
Depuis lundi dernier, Yann Barthès s'est émancipé de sa chronique qu'il tenait depuis quelques années dans l'émission Le Grand Journal, animée par Michel Denisot, en créant un programme à part entière, chaque soir à 20h10. Le Petit Journal est donc devenu grand, lui aussi, en passant de 8 à 20 minutes. Dans son programme, le trublion de la chaîne décortique les plans de communication des politiques, et dévoile ainsi leurs défauts ou leurs petits travers, voire leurs mensonges. Dans la seconde partie de l'émission, après une coupure pub (sic), l'animateur reçoit un invité pour une interview à l'américaine, dans une version promotionnelle un peu trop prononcée.
Ce format n'est pas sans rappeler le "Daily Show" de Jon Stewart, un programme américain qui passe sur la chaîne Comedy Central depuis 1999. Sur le même principe, l'américain brocarde la politique de son pays, à l'aide de séquences choisies, avant de passer à une interview promotionnelle en seconde partie de l'émission.
Reste à savoir si le public français va adhérer à ce format, et les premières critiques publiées par les internautes sur les réseaux sociaux ne sont pas forcément élogieuses.
En tout cas, la formule est en marche, et les spectateurs trouveront certainement leurs marques dans les jours à venir.
17 août 2011
Equipe de France de foot... version 2000
Certains soirs, la chaîne Direct 8, sur la TNT, diffuse des anciens matchs de foot de l'Equipe de France. Pas plus tard que la semaine dernière, je suis tombée sur le dernier quart d'heure du fameux "France-Italie", finale de la Coupe d'Europe, en juillet 2000.
L'occasion de revoir Zinedine Zidane qui avait encore un peu de cheveux, et Fabien Bathez qui n'en avait déjà plus. Didier Deschamps avait une crinière à en faire pâlir un lion.
Mais au delà des caractéristiques capillaires, je me suis intéressée au jeu, et aux belles actions offensives. Rappel des faits : à dix minutes de la fin, la France perd un zéro. A ce stade, elle a laissé la coupe aux italiens, et un avion prêt à décoller d'Allemagne les attend sur le tarmac. C'est quasiment plié. Mais les hommes de Roger Lemerre ne s'avouent pas vaincus, et la fin du match est déconseillée aux cardiaques et aux personnes fragiles.
Dès le début du temps additionnel, un des commentateurs proclame déjà la victoire de l'Italie, avec cette phrase : "Les bouchons de champagne ont déjà sauté en Italie". C'est ce moment propice que Sylvain Wiltord a choisi pour égaliser, laissant les italiens pantois sur la pelouse.
La suite, on la connaît : un but en or de David Trezeguet, un public qui exulte, des italiens qui cherchent comment reboucher une bouteille de champagne...
J'aimerais bien revoir ça avec le nouveau cru de Laurent Blanc.
L'occasion de revoir Zinedine Zidane qui avait encore un peu de cheveux, et Fabien Bathez qui n'en avait déjà plus. Didier Deschamps avait une crinière à en faire pâlir un lion.
Mais au delà des caractéristiques capillaires, je me suis intéressée au jeu, et aux belles actions offensives. Rappel des faits : à dix minutes de la fin, la France perd un zéro. A ce stade, elle a laissé la coupe aux italiens, et un avion prêt à décoller d'Allemagne les attend sur le tarmac. C'est quasiment plié. Mais les hommes de Roger Lemerre ne s'avouent pas vaincus, et la fin du match est déconseillée aux cardiaques et aux personnes fragiles.
Dès le début du temps additionnel, un des commentateurs proclame déjà la victoire de l'Italie, avec cette phrase : "Les bouchons de champagne ont déjà sauté en Italie". C'est ce moment propice que Sylvain Wiltord a choisi pour égaliser, laissant les italiens pantois sur la pelouse.
La suite, on la connaît : un but en or de David Trezeguet, un public qui exulte, des italiens qui cherchent comment reboucher une bouteille de champagne...
J'aimerais bien revoir ça avec le nouveau cru de Laurent Blanc.
1 août 2011
Lentement mais surement
Ce matin, deux dames âgées faisaient leurs courses dans un petit supermarché. Leur caddie est bien rempli, je me pose derrière elles à la caisse, avec mes 3 articles. Tandis que la première range lentement les articles déjà scannés dans les sacs, la seconde semble passionnée par ce travail et observe en silence.
Humm, je sens que ça va être long.
Dans ce cas précis, j'analyse la situation : ont-elles besoin d'aide ? Avec ses mouvements lents et précis, je crois déceler des douleurs articulaires, et la vision d'excroissances osseuses sur ses mains confirme mes craintes. Son dos courbé et ses difficultés pour attraper son caddie parti en vadrouille derrière la caisse sont des signes imparables : cette dame a besoin d'aide. D'autant plus que son amie continue à la contempler sans bouger.
Je dois les aider, c'est évident.
De ma plus belle voix, je tente :
- Voulez-vous un peu d'aide pour ranger vos courses, madame ?
La vieille dame jette un oeil furtif sur ma personne, et me réplique, tout en rangeant son jambon avec 25% de sel en moins et son beurre sans cholestérol :
- Non merci. J'ai un peu de mal avec mon arthrose mais ça va aller. Je vais y aller lentement, c'est tout.
Ah zut je l'ai vexée !
La seconde dame qui l'accompagne continue à considérer avec admiration ce rangement dans le sac, toujours en silence.
Finalement, je peux bien attendre cinq minutes de plus.
Une fois passée à la caisse, je retrouve les deux camarades sur le parking. Une employée du magasin les aide à charger leurs achats dans leur coffre.
Dans mon rétroviseur je les observe, et je ne peux m'empêcher de me poser cette question :
Quand j'aurai leur âge, est-ce que quelqu'un me proposera de l'aide ? Ou est-on condamné à vivre dans un monde de plus en plus individualiste ?
Avec mes questions philosophiques, je sens que je vous ai plombé ce lundi ensoleillé...
24 juil. 2011
Amy Winehouse ne chantera plus "no, no, no..."
Hier soir, sur l'application "News" de mon smartphone, le décès de la chanteuse Amy Winehouse était annoncé à la fois dans la catégorie culture et people. Plus connue pour ses frasques, ses diverses addictions que pour son talent musical, elle est morte hier à Londres, à l'âge de 27 ans.
Puisqu'il faut faire un choix, j'ai sélectionné l'onglet "culture", car je ne retiens d'elle que son talent, ses performances vocales et non ses excès.
La diva de la soul s'est éteinte, sans réellement nous avoir dévoilé l'étendue de son immense talent, et rejoint le club des chanteurs décédés à 27 ans : Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin.
Puisqu'il faut faire un choix, j'ai sélectionné l'onglet "culture", car je ne retiens d'elle que son talent, ses performances vocales et non ses excès.
La diva de la soul s'est éteinte, sans réellement nous avoir dévoilé l'étendue de son immense talent, et rejoint le club des chanteurs décédés à 27 ans : Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin.
13 juil. 2011
Zen attitude... ou pas.
La SNCF propose différents services das ses TGV pour s'adapter à sa clientèle, sur certains trajets (Waouh je cause comme dans une brochure publicitaire !). Elle a donc mis en place depuis quelques années des produits spécifiques, à l'usage d'une clientèle très ciblée. En effet, vous pouvez choisir l'atmosphère d'un train, selon votre personnalité et vos envies. Je m'explique :
- Le TGV ZAP est une ambiance conviviale, où les voitures sont remplies de passager qui jouent à la console de jeux, téléphonent, parlent entre eux et regardent des films.
- Le TGV ZEN, comme son nom l'indique, appelle à plus de calme et de sérénité. Les téléphones portables sont en mode silencieux, les appels doivent être émis en dehors de la voiture, les chuchotements sont de rigueur, les animaux de compagnie sont bannis et il est recommandé aux parents d'enfants bruyants de voyager en TGV Zap.
Tout ça, c'est sur le papier. La réalité est tout autre.
Mes voyages en TGV se font en mode "zen", car j'aime voyager dans le calme, c'est mon côté "mémère". A mon grand désespoir, je rencontre bien souvent des parents avec des gamins qui pleurent, qui hurlent, des bandes de jeunes qui n'ont pas saisi la subtilité du pictogramme représentant un portable endormi, des adolescents qui jouent à la console... Mes regards noirs et appuyés n'y changent rien, je dois me rendre à l'évidence : le voyage ne va pas être zen.
Mais le plus surprenant est ce groupe de personnes âgées rencontré ce week-end. S'ils ont bien assimilé l'idée du téléphone portable coupé - en possèdent-ils un ? - ils ont en revanche beaucoup moins intégré l'idée de la conversation feutrée. C'est ainsi que j'ai pu partager avec eux la liste non-exhaustive et peu ragoûtante des multiples effets secondaires engendrés par leurs traitements médicaux respectifs. De la constipation à la diarrhée, en passant par les désagréments de la vessie, tout y est passé. A me faire regretter d'avoir avalé juste avant un sandwich en triangle du Dailymonop.
Non, vraiment, voyager avec le fan-club de Michel Cymes, ce n'est pas une sinécure !
- Le TGV ZAP est une ambiance conviviale, où les voitures sont remplies de passager qui jouent à la console de jeux, téléphonent, parlent entre eux et regardent des films.
- Le TGV ZEN, comme son nom l'indique, appelle à plus de calme et de sérénité. Les téléphones portables sont en mode silencieux, les appels doivent être émis en dehors de la voiture, les chuchotements sont de rigueur, les animaux de compagnie sont bannis et il est recommandé aux parents d'enfants bruyants de voyager en TGV Zap.
Tout ça, c'est sur le papier. La réalité est tout autre.
Mes voyages en TGV se font en mode "zen", car j'aime voyager dans le calme, c'est mon côté "mémère". A mon grand désespoir, je rencontre bien souvent des parents avec des gamins qui pleurent, qui hurlent, des bandes de jeunes qui n'ont pas saisi la subtilité du pictogramme représentant un portable endormi, des adolescents qui jouent à la console... Mes regards noirs et appuyés n'y changent rien, je dois me rendre à l'évidence : le voyage ne va pas être zen.
Mais le plus surprenant est ce groupe de personnes âgées rencontré ce week-end. S'ils ont bien assimilé l'idée du téléphone portable coupé - en possèdent-ils un ? - ils ont en revanche beaucoup moins intégré l'idée de la conversation feutrée. C'est ainsi que j'ai pu partager avec eux la liste non-exhaustive et peu ragoûtante des multiples effets secondaires engendrés par leurs traitements médicaux respectifs. De la constipation à la diarrhée, en passant par les désagréments de la vessie, tout y est passé. A me faire regretter d'avoir avalé juste avant un sandwich en triangle du Dailymonop.
Non, vraiment, voyager avec le fan-club de Michel Cymes, ce n'est pas une sinécure !
28 juin 2011
Bonjour veaux vaches cochons... et chevaux !
J'ai une confession à vous faire : j'aime beaucoup regarder L'amour est dans le pré, chaque lundi sur M6. Voilà, c'est dit !
Au premier abord, ce programme est un peu niais, j'en conviens. Le but est de suivre une quinzaine d'agriculteurs, célibataires, à la recherche de l'amour, d'où le titre. Pour résumer : la chaîne a diffusé des portraits de chaque participant, et les personnes intéressées ont écrit de longues lettres, parfois enflammées, afin de les rencontrer. Le côté désuet et romantique de la lettre, dans le monde du multimédia dans lequel nous vivons, a quelque chose d'attendrissant.
Ensuite, les agriculteurs sélectionnent les personnes qu'ils souhaitent rencontrer lors d'un speed-dating à Paris. Enfin, dans la dernière étape, le candidat à l'amour choisit deux prétendant(e)s et les invite à son domicile, pour quelques jours.
A ma grande surprise, ces événements ne se transforment pas en "foire aux bestiaux", et au final, c'est plutôt touchant. En effet, ce défilé de portraits, de personnes, de cartes postales de France n'est pas du tout ringard mais empreint de sincérité, d'authenticité et de naturel.
En me relisant, je ne peux m'empêcher de me dire : Jean-Pierre Pernault, sors de ce corps !
Plus sérieusement, ce programme champêtre est crédible, au ton juste, bref, de l'anti "bling-bling".
Je ne suis donc pas étonnée que ce programme soit le nouveau record d’audience de M6, avec à l’écran des personnes naturelles, non rompues au règles de la communication, avec toutes le même objectif : trouver l’amour, et non devenir une star de pacotille. La chaîne peut se targuer de récolter 25% de part de marché chaque lundi soir.
Malheureusement, certaines blagues graveleuses n'ont pas été coupées au montage (pour jouer sur la sincérité ?), mais dans l'ensemble, à part quelques soucis de communication lors des face-à-face, le programme est plutôt plaisant à regarder.
Vidéo : un agriculteur pas très locace.
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