4 nov. 2010

Le juste prix du silence


Hier soir, en sortant de mon rendez-vous à 19h36 (l'heure a une importance pour la suite de l'histoire), je me suis arrêtée pour acheter une pizza. Cela m'arrive très rarement mais parfois j'ai la flemme de cuisiner le soir. Je rentre donc dans l'établissement, qui est en fait une pièce de 20 mètres carrés environ, avec un espace "cuisine", où deux jeunes femmes fabriquent et cuisent des pizzas à la pelle, et un espace "attente", plus petit, derrière le comptoir. Sur le mur, une belle télé écran plat est allumée pour nous faire patienter pendant la cuisson de notre chorizo fromage. Je m'attendais à voir une chaîne musicale avec des clips agaçants du genre Lady Gaga ou des rappeurs avec des femmes qui se trémoussent langoureusement sur des BMW, mais non. La télé diffusait l'émission "Le juste prix" de TF1, à un niveau de son à la limite du supportable. Je l'ai déjà dit mais je déteste la plupart des programmes de cette chaîne, donc je ne la regarde quasiment jamais. Mais là, pas trop le choix. Alors, je vous explique. Le présentateur, Lagaf, doit faire deviner la somme 18994 euros à la candidate. Elle a 30 secondes pour trouver. Cela donne :

- 18200
- plus
- 19200
- moins
- 18500
- plus
- 18650
- plus
etc.
Ce n'est pas très compliqué comme jeu, mais bon, c'est TF1 !
A ce moment là, je n'aspire qu'à une chose : que ma pizza au chorizo sorte enfin du four, et que je puisse sortir de ce boucan d'enfer !
Finalement, la candidate malheureuse rate le lot (une voiture je crois), à 30 euros près.
Je me retourne vers l'employée de la pizzeria, qui me dit, très fort :
- ah bah c'est dommage, hein, elle y était PRESQUE !
Je me suis bien gardée de lui annoncer que je pensais qu'elle aussi, elle devait être PRESQUE sourde avec cette télé hurlante, mais je n'ai pas eu le temps. Sa collègue m'a tendu ma chorizo, toute fumante, dans son bel emballage en carton.



Finalement, je me demande si je ne préfère pas les clips de Lady Gaga. Et franchement, je ne pensais pas écrire ça un jour !

29 oct. 2010

Encore Halloween...

Comme vous pouvez le constater, ce blog est d'un orange hideux.

Si vous voulez que cela cesse, une seule condition :
N'envoyez pas vos gamins (1) sonner à ma porte ce week-end pour Halloween !
ça me soûle (excusez ce langage grossier), ça me stresse, et puis en plus, j'ai pas de bonbons.
Alors, oui, je suis méchante, oui j'assume.
Si et seulement si je passe un week-end paisible, je daignerai mettre une couleur "potable"

A bon entendeur, salut.

(1) Bon, je veux bien tolérer à la rigueur des petits bouts de chou, bien déguisés, polis, gentils, en présence de leurs parents. Mais plus de 10 ans et pas déguisés s'abstenir, je suis pas une confiserie !

Le 2/11/2010 : je vous rends "à peu près" votre couleur d'antan. Halloween est passé, avec son lot de bambins pas maquillés et pas polis, mais la poignée de polis-rigolos-bien élévés-déguisés a relevé le niveau pour ce cru 2010.

23 oct. 2010

Après vous, c'est fermé madame !


Cela nous est tous arrivé au moins une fois : au supermarché, la caissière vous tend gentiment une barre en métal et vous annonce benoîtement "Après vous, je suis fermée".
C'est alors à vous que revient la lourde tache d'annoncer la "mauvaise"nouvelle au client suivant. Ce n'est pas facile, mais dans la vie, il faut savoir prendre des risques.
Plusieurs options s'offrent alors à vous :

1. L'annonce 'Police Nationale' :
"Madame bonjour, Police des caddies, je vous demande de bouger immédiatement votre chariot, et de vous diriger vers une autre caisse afin de ne pas gêner la circulation dans le magasin"

2. L'annonce 'Syndicaliste' :
"Suite à une réorganisation que tente de nous imposer le supermarché, et le refus de dialoguer, nous ne voyons pas d'autre solution que de vous demander de bloquer une autre caisse, en signe de protestation, et en attendant la suite à donner au mouvement"

3. L'annonce 'poète d'un jour' :
"Je suis navrée de vous le signaler,
mais malgré votre mine dépitée,
je suis au regret de vous informer,
que cette caisse va bientôt fermer."

4. L'annonce 'brève mais explicite' :
"Dégage !"

5. L'annonce 'premier ministre' :
"La fermeture de la caisse est inévitable, et ça les français l'ont bien compris, c'est pourquoi nous avons adopté la loi. Les français devront accepter ce changement, c'est tout le système des caisses qui est en jeu pour les années à venir."

6. L'annonce façon 'Hôtesse de l'air' :
" Mesdames et Messieurs, nous vous informons que vous pouvez décrocher vos ceintures et changer de caisse, car celle-ci ne va pas tarder à fermer. Nous vous remercions d'avoir choisi notre magasin pour vos courses."

Et si le client derrière vous n'est pas réceptif à l'humour, c'est à vos risques et péril.

19 oct. 2010

Blog en grève !

En raison d'un mouvement de grève d'une certaine catégorie de personnel (en fait, moi-même),
La mise à jour de ce blog sera perturbée.
Mes revendications :
- la retraite à 60 ans pour tout blogueur. Après cet âge, j'aurai de l'arthrose dans les doigts, et il me sera plus difficile de taper sur le clavier.
- une augmentation de mon trafic
- un peu plus de réactivité de la part de mes lecteurs dans leurs messages (1)
- ne plus publier des billets d'humeur le week-end et jour férié
Ce mouvement social est susceptible d'être reconduit demain et après-demain.
(1) Oui, je sais, ça fonctionne pas bien cette histoire de message, les bugs sont monnaie courante...

12 oct. 2010

Leçon d'impolitesse

Je ne savais pas que les progrès technologiques devaient se faire au détriment de la politesse.
Je m'explique.
Mis à part quelques réfractaires que je connais, tout le monde ou presque, a un téléphone portable.

Cet objet, très utile, j'en conviens, est devenu le "fil à la patte". Il n'est donc pas rare que ce rectangle technologique soit plus important que tout le reste. L'action de couper son portable dans certains cas pour le respect des autres n'est pas rentré -et ne rentrera jamais- dans les moeurs.


Cas n° 1 : à la caisse
Je fais la queue derrière une personne dont le téléphone sonne. Bien sûr, elle décroche, et commence une conversation que je qualifierais ironiquement de passionnante. Du style :
- allo
- ... (je n'entends pas ce qui se dit de l'autre côté, mais ça doit être le fameux : allo, t'es où ?)
- A Auchan Faches thumesnil, je suis à la caisse là
- ...
- ah ouais ? c'est vrai ?
- ...
- ah bah oui mais faut pas te laisser faire hein
- ...
etc, etc.

Et pendant ce temps, la pauvre caissière, n'aura ni Bonjour, ni Merci, ni Au revoir.
Pas cool.



Cas n° 2 : dans le train
Oui, même dans les voitures TGV, le petit symbole explicite demandant de mettre son portable en vibreur ne doit pas l'être tant que ça, explicite. C'est d'autant plus agaçant que la personne se croit obligée de parler bien fort pour couvrir le bruit du passage du train sur les rails. Dans ces cas-là, les sonneries originales reflètent la personnalité de la personne : agaçante !
S'en suit une conversation hachurée d'un côté et répétitive de l'autre, avec les fameux :
- tu m'entends ?
- et là, tu m'entends ?
- allo, tu m'entends ?
Je me retiens souvent de me lever et hurler : "NON, elle t'entends pas, alors raccroche, greluche !".


Cas n° 3 : au cinéma
C'est "LE" cas le plus agaçant qui soit. Vous êtes confortablement lové dans un fauteuil rouge, les pubs ont laissé place au début du film. Russel Crowe a revêti son costume de Robin des bois, je rentre dans l'histoire du film quand soudain, une chanson de Lady Gaga surgit du corps de la personne devant moi. Là où le malotru aurait dû se la jouer profil bas, c'est le contraire qui se produit !

Non, vraiment, vivement que les salles de ciné investissent dans les brouilleurs d'ondes.