Depuis lundi dernier, Yann Barthès s'est émancipé de sa chronique qu'il tenait depuis quelques années dans l'émission Le Grand Journal, animée par Michel Denisot, en créant un programme à part entière, chaque soir à 20h10. Le Petit Journal est donc devenu grand, lui aussi, en passant de 8 à 20 minutes. Dans son programme, le trublion de la chaîne décortique les plans de communication des politiques, et dévoile ainsi leurs défauts ou leurs petits travers, voire leurs mensonges. Dans la seconde partie de l'émission, après une coupure pub (sic), l'animateur reçoit un invité pour une interview à l'américaine, dans une version promotionnelle un peu trop prononcée.
Ce format n'est pas sans rappeler le "Daily Show" de Jon Stewart, un programme américain qui passe sur la chaîne Comedy Central depuis 1999. Sur le même principe, l'américain brocarde la politique de son pays, à l'aide de séquences choisies, avant de passer à une interview promotionnelle en seconde partie de l'émission.
Reste à savoir si le public français va adhérer à ce format, et les premières critiques publiées par les internautes sur les réseaux sociaux ne sont pas forcément élogieuses.
En tout cas, la formule est en marche, et les spectateurs trouveront certainement leurs marques dans les jours à venir.
Certains soirs, la chaîne Direct 8, sur la TNT, diffuse des anciens matchs de foot de l'Equipe de France. Pas plus tard que la semaine dernière, je suis tombée sur le dernier quart d'heure du fameux "France-Italie", finale de la Coupe d'Europe, en juillet 2000.
L'occasion de revoir Zinedine Zidane qui avait encore un peu de cheveux, et Fabien Bathez qui n'en avait déjà plus. Didier Deschamps avait une crinière à en faire pâlir un lion.
Mais au delà des caractéristiques capillaires, je me suis intéressée au jeu, et aux belles actions offensives. Rappel des faits : à dix minutes de la fin, la France perd un zéro. A ce stade, elle a laissé la coupe aux italiens, et un avion prêt à décoller d'Allemagne les attend sur le tarmac. C'est quasiment plié. Mais les hommes de Roger Lemerre ne s'avouent pas vaincus, et la fin du match est déconseillée aux cardiaques et aux personnes fragiles.
Dès le début du temps additionnel, un des commentateurs proclame déjà la victoire de l'Italie, avec cette phrase : "Les bouchons de champagne ont déjà sauté en Italie". C'est ce moment propice que Sylvain Wiltord a choisi pour égaliser, laissant les italiens pantois sur la pelouse.
La suite, on la connaît : un but en or de David Trezeguet, un public qui exulte, des italiens qui cherchent comment reboucher une bouteille de champagne...
J'aimerais bien revoir ça avec le nouveau cru de Laurent Blanc.
Ce matin, deux dames âgées faisaient leurs courses dans un petit supermarché. Leur caddie est bien rempli, je me pose derrière elles à la caisse, avec mes 3 articles. Tandis que la première range lentement les articles déjà scannés dans les sacs, la seconde semble passionnée par ce travail et observe en silence.
Humm, je sens que ça va être long.
Dans ce cas précis, j'analyse la situation : ont-elles besoin d'aide ? Avec ses mouvements lents et précis, je crois déceler des douleurs articulaires, et la vision d'excroissances osseuses sur ses mains confirme mes craintes. Son dos courbé et ses difficultés pour attraper son caddie parti en vadrouille derrière la caisse sont des signes imparables : cette dame a besoin d'aide. D'autant plus que son amie continue à la contempler sans bouger.
Je dois les aider, c'est évident.
De ma plus belle voix, je tente :
- Voulez-vous un peu d'aide pour ranger vos courses, madame ?
La vieille dame jette un oeil furtif sur ma personne, et me réplique, tout en rangeant son jambon avec 25% de sel en moins et son beurre sans cholestérol :
- Non merci. J'ai un peu de mal avec mon arthrose mais ça va aller. Je vais y aller lentement, c'est tout.
Ah zut je l'ai vexée !
La seconde dame qui l'accompagne continue à considérer avec admiration ce rangement dans le sac, toujours en silence.
Finalement, je peux bien attendre cinq minutes de plus.
Une fois passée à la caisse, je retrouve les deux camarades sur le parking. Une employée du magasin les aide à charger leurs achats dans leur coffre.
Dans mon rétroviseur je les observe, et je ne peux m'empêcher de me poser cette question :
Quand j'aurai leur âge, est-ce que quelqu'un me proposera de l'aide ? Ou est-on condamné à vivre dans un monde de plus en plus individualiste ?
Avec mes questions philosophiques, je sens que je vous ai plombé ce lundi ensoleillé...
Hier soir, sur l'application "News" de mon smartphone, le décès de la chanteuse Amy Winehouse était annoncé à la fois dans la catégorie culture et people. Plus connue pour ses frasques, ses diverses addictions que pour son talent musical, elle est morte hier à Londres, à l'âge de 27 ans.
Puisqu'il faut faire un choix, j'ai sélectionné l'onglet "culture", car je ne retiens d'elle que son talent, ses performances vocales et non ses excès.
La diva de la soul s'est éteinte, sans réellement nous avoir dévoilé l'étendue de son immense talent, et rejoint le club des chanteurs décédés à 27 ans : Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin.
La SNCF propose différents services das ses TGV pour s'adapter à sa clientèle, sur certains trajets (Waouh je cause comme dans une brochure publicitaire !). Elle a donc mis en place depuis quelques années des produits spécifiques, à l'usage d'une clientèle très ciblée. En effet, vous pouvez choisir l'atmosphère d'un train, selon votre personnalité et vos envies. Je m'explique :
- Le TGV ZAP est une ambiance conviviale, où les voitures sont remplies de passager qui jouent à la console de jeux, téléphonent, parlent entre eux et regardent des films.
- Le TGV ZEN, comme son nom l'indique, appelle à plus de calme et de sérénité. Les téléphones portables sont en mode silencieux, les appels doivent être émis en dehors de la voiture, les chuchotements sont de rigueur, les animaux de compagnie sont bannis et il est recommandé aux parents d'enfants bruyants de voyager en TGV Zap.
Tout ça, c'est sur le papier. La réalité est tout autre.
Mes voyages en TGV se font en mode "zen", car j'aime voyager dans le calme, c'est mon côté "mémère". A mon grand désespoir, je rencontre bien souvent des parents avec des gamins qui pleurent, qui hurlent, des bandes de jeunes qui n'ont pas saisi la subtilité du pictogramme représentant un portable endormi, des adolescents qui jouent à la console... Mes regards noirs et appuyés n'y changent rien, je dois me rendre à l'évidence : le voyage ne va pas être zen.
Mais le plus surprenant est ce groupe de personnes âgées rencontré ce week-end. S'ils ont bien assimilé l'idée du téléphone portable coupé - en possèdent-ils un ? - ils ont en revanche beaucoup moins intégré l'idée de la conversation feutrée. C'est ainsi que j'ai pu partager avec eux la liste non-exhaustive et peu ragoûtante des multiples effets secondaires engendrés par leurs traitements médicaux respectifs. De la constipation à la diarrhée, en passant par les désagréments de la vessie, tout y est passé. A me faire regretter d'avoir avalé juste avant un sandwich en triangle du Dailymonop.
Non, vraiment, voyager avec le fan-club de Michel Cymes, ce n'est pas une sinécure !