30 déc. 2009

La pub lance sa campagne de pub

Non, vous avez bien lu le titre, je n'ai pas bu. (Pas encore... nouvel an, c'est dans deux jours)
Afin de faciliter la compréhension de mon post, voilà un lien à visionner :



Musique : "Mister H" par Inna Modja
C'est le Syndicat National de Publicité Télévisée (SNPTV) qui est à l'origine de ce film. Ce syndicat regroupe les plus grandes régies publicitaires. En 2009, les français ont regardé en moyenne 3h24 de programmes par jour, c'est à dire pas plus qu'en 2008 (Chiffres Médiamétrie)
Vous avez bien compris, c'est une pub télé qui vante les mérites de la pub télé. Cette campagne sonne t-elle le glas de la pub ? le cas est-il désespéré, au point de lancer une telle promotion ?
C'est de votre faute, si depuis quelques années, "c'est plus ce que c'était la pub télé, ma pauv' dame". En effet, vous êtes de plus en plus nombreux, le soir, à profiter de la pause opportune pour aller vous sustenter, vous alléger d'un besoin naturel ou encore vous préparer une tisane "Nuit tranquille" à base de camomille et de fleur d'oranger. Ah, bravo la ménagère de moins de 50 ans ! On déserte son poste !
Mais franchement, pourquoi aller se chercher un rocher suchard dans le fond du plaquard, derrière le riz et la chapelure, alors que vous pourriez voir (liste non exhaustive) :
- les rennes de canalsat et leur chanson entêtante
- la baignoire archi-crasseuse et le magique cilit bang ! (existe en version WC)
- le nouveau bouillon cube maggi qui réconcilie la famille (trop fort ce cube)
- George Clooney qui se prend un piano sur le pif (pour de faux, ouf !)
- Ferrero rocher et ses soirées de l'ambassadeur
- la convention obsèque argumentée par Pierre Mondy (ah non, ça c'est à 14 heures, avant Derrick)
Et que dire des adolescents ? Honte à eux, de déserter de plus en plus le petit écran pour aller twitter ou facebooker (si, c'est dans le dictionnaire). Et que dire des méchants blogeurs, qui discréditent d'un simple clic une campagne. Ah, vilains blogeurs !
Quand aux petits enfants, plutôt que de contempler béâtement Pepa Pig ou T'choupi, vous feriez mieux de regarder les spots : l'éducation consumériste, ça commence dès le plus jeune âge. Ainsi, à l'adolesence, vous serez fins prêts à dire "Dis, papa, c'est dimanche, on irait pas à Auchan acheter des trucs ?". Autrement dit : on va à Auchan ou se promener dans la forêt ?
Vous portez donc la responsabilité de cette déchéance annoncée de la pub à la télé, tous autant quez vous êtes.

Alors, qu'attendez-vous pour allumer la petite lucarne ?

26 déc. 2009

Egarement un soir de Noël



Hier, 25 décembre, soir de Noël. Nous sommes tous fatigués par deux jours passés à consommer des mets raffinés et les boissons qui vont avec. Alors quand vient l'heure passée du journal télévisé, on s'affale sur le canapé, on attrape la télécommande, on regarde les pubs, le corps flapi, le regard vide. Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés devant TF1, et son programme "Le duel des générations", présenté par Nikos. Ce que je connais de lui, c'est grace à Nicolas Canteloup, le matin, et ses caricatures sur Europe 1. Donc je partais déjà avec un a priori...

Dans cette émission, deux équipes s'affrontent : les années 80, contre les années 2000.
Dans la première, les représentants sont : Véronique de Véronique et Davina (mais si, Tou tou you tou...), Jacky du Club Dorothée, Laurent Petitguillaume (animateur star des années 80, dixit le site de TF1...sic) et enfin Jean-Luc Lahaye, qui portait à merveille son perfecto noir d'époque, très bien conservé (on dit merci qui ? merci la chryogénisation).
Pour les années 2000, les dignes (ah ah) représentants étaient : Titoff, Jerome Commandeur, Valérie Bègue, et Eve Angeli, dont le QI égale celui des huîtres que j'ai mangé avant-hier soir. Je citerai une formule entendue hier soir de sa bouche "La décénnie des années 2000, ça n'a duré que 10 ans". No comment.
Ce programme s'est transformé en véritable supplice quand Jean-Luc Lahaye s'est mis à chanter, brayant et gesticulant comme s'il avait des vers.
Bref, s'en suit des images des deux époques, et le panel du public présent sur le plateau vote sur son petit boitier.
Qui a gagné ? je ne sais pas. Je n'ai pas jugé utile de le savoir, je suis partie bouquiner un peu.

les plus belles bourdes de JL Lahayes années 80

24 déc. 2009

Noyeux Joel !

Cher tous,
Lecteurs fidèles et moins fidèles,


Je vous souhaite un joyeux Noël, en famille, autour d'un bon repas. Ne cédez pas aux sirènes consuméristes, à la course folle aux cadeaux inutiles (1), contentez-vous juste d'un moment passé en famille ou entre amis, en partageant un repas, agréablement.
Donc, pour résumer : mangez bien, b... euh, bavardez bien (2), et Joyeux Noël !!!


(1) je ne suis pas contre une bonne boite de chocolats par contre :-)
(2) L'abus de bavardage (politique, social..) est dangereux pour l'ambiance, à utiliser avec modération.

21 déc. 2009

Chat alors !

Une vidéo fait le tour du net depuis quelques semaines, vous la connaissez sans doute, c'est "Surprised Kitty". Pour ceux qui y ont échappé ou sont en phase d'hibernation, je vous la remets ci-dessous :

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Dans mon esprit facétieux a germé une idée : et si j'en faisais une moi aussi, de vidéo marrante ?
De quoi dois-je me munir ?
1. D'une caméra : c'est bon.
2. D'un chat : euh, j'ai un vieux modèle en stock (10 ans) ça devrait coller.

C'est parti !
Je pose le chat sur le lit et je commence les chatouilles. Et ça n'a pas loupé, à peine 10 secondes plus tard, j'avais les doigts mordus et le poignet griffé.
Je présume qu'il fallait un chat coopératif. Raté.

Tant pis, mon chat ne sera pas la nouvelle star du net.

17 déc. 2009

La main dans le pot à confiture


Article modifié le 18 décembre à 9h20.
Je m’étais pourtant promis (à moi-même, toute seule), en ouvrant ce blog, de ne pas parler politique. Mais ce qui se passe depuis quelques temps mérite réflexion. Depuis de longs mois, notre gouvernement met un soin tout particulier à nous faire la morale au sujet du téléchargement illégal. Il ne s’agit pas ici pour moi d’en débattre, sinon mon billet serait trop long. Juste de relever certaines incohérences.
Si j’ai bien compris, on ne peut pas télécharger : c’est pas bien, c’est mal. D’où la « Loi n°2009-669du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet » adoptée au sénat en septembre 2009 (là non plus je ne rentre pas dans les détails, mais le passage de cette loi fut long et laborieux.) Pour les contrevenants, une « réponse graduée » est prévue :
1. courriel d’avertissement en guise de 1er rappel à la loi. Si ça marche pas… on passe à 2
2. Un courrier en lettre recommandée. Si ça marche pas…on passe à 3
3. La coupure de la connexion Internet en dernier ressort.
Le but, on l’aura compris, est de protéger les œuvres, les artistes, bref, les droits d’auteurs.

Parlons-en, justement, des droits d’auteurs ! L’UMP a utilisé, il y a 6 mois, une musique du groupe MGMT pour un de ses clips, sans demander les autorisations requises. Résultat : condamnation à 30.000 euros. Normalement, c’est un peu comme quand on se fait choper au radar, après on fait attention. On retient la leçon. Visiblement non, puisque l’histoire pourrait se reproduire suite à l’utilisation sans accord d’une chanson « sauver le monde », pour le clip des jeunes UMP. Luc Plamandon (compositeur) a bien donné son accord, mais le parti a omis de valider celui de Musicor, la maison de disque qui détient les droits du remix.
explication ici
Vous connaissez tous ce clip, la presse en parle depuis une semaine. Pour celles et ceux qui ont eu la chance d’y échapper, allez chercher le lien vous même, vous comprendrez le déferlement de moqueries médiatiques. (1)
Et aujourd’hui, c’est le porte parole de l’UMP, Frédéric Lefevre, qui est accusé d’avoir copié des articles pour son blog. Celui-ci se défend en précisant qu’il s’agit d’une revue de presse. Ceci dit, pendant qu'il copie, il ne parle pas, c'est pas plus mal ! (2)
Finalement, pirater de la musique, en téléchargement ou en utilisation sans autorisation, c'est permis ou pas ? Je suis perdue...

Bref, faites ce que je dis, pas ce que je fais !

(1) A l'assemblée, des élus socialistes se sont moqués de Xavier Darcos et de la chorégraphie jouée dans le clip en question. lien dailymotion

(2) Mr Lefevre a un avis sur tout, et sort en général une phrase par semaine. Le 16 decembre, il a dit : "les exilés afghans feraient mieux d'aller faire la guerre chez eux."

15 déc. 2009

L'erreur est humaine


Le 6 octobre dernier, je vous écrivais ici même un billet d'humeur sur le site gleeden.com, site dédié aux rencontres extra-conjugales. J'y voyais là un coup de comm, un buzz, et je sous-entendais que nous serions surpris, car la finalité ne serait pas ce qu'on croit. Je revais d'un teasing de la mort qui nous laisse perplexe et finalement l'annonceur serait dévoilé, et cela serait tout autre chose que l'infidélité.

Erreur de ma part, ce site existe donc réellement, et a vocation affichée semble véridique.

Le site étant payant, reste à savoir si cela s'avère être une poule aux oeufs d'or.
Précision : je n'attends pas vos témoignages.

11 déc. 2009

Une pub qui fait flipper : les produits laitiers !

Les agences de publicité font preuve d'une imagination sans borne pour nous vendre leurs produits. La dernière campagne pour les produits laitiers en est l'exemple flagrant. Le spot passe depuis quelques mois déjà, en voilà le lien pour illustrer mes propos.

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Vous l'avez tous vue, mais est-ce qu'elle vous a marqué autant que moi ?
Bon, ok, elle s'adresse aux enfants, qui ne sont pas des acheteurs, mais juste des consommateurs, et vont être incités à consommer des produits laitiers. La cible, ce sont les parents, ceux qui poussent le caddie, tous les samedis à Auchan.
Notez qu'il faut en consommer trois par jour, en sus, des 5 fruits et légumes recommandés. Faut suivre.
Revenons à nos moutons, euh, non à notre loup. Il n'a pas l'air si méchant que ça, cet animal, dans cette pub. D'ailleurs il s'arrête et écoute les 3 petits fantômes. Tout ça pour s'en prendre plein la tronche ! parce que le dernier coup, en pleine gueule, c'est du costaud ! Normal me direz vous, les trois morveux ont mangé des produits laitiers et sont super forts ! Certains diront que c'est l'apologie de la violence !

Le dernier plan montre une vache, qui, telle une fontaine deverse son lait. Pour ma part, je vois cela comme une bouche à incendie qui aurait craqué.
Ce spot me fait flipper. Non, c'est vrai ! Cet enchaînement de violence, cette déflagration de lait...
Alors j'ai décidé de créer un groupe sur facebook pour le défendre.

Bien sûr, tout cela sans aucune vocation politique, syndicale, ou revendicative.

7 déc. 2009

Téléthon n'a pas trouvé l'étoile du Bergé

Cette année, le Téléthon a recueilli 5 millions de moins que l'année dernière (90.107.555 € de promesses de dons). La faute à Pierre Bergé (1) ou à la crise, ce mal endémique qui touche le pays ? Impossible de le savoir.
Pourtant la mobilisation est toujours aussi forte dans les régions, par le biais d'initiatives locales.

En France, environ 7 personnes sur 10 donnent à des associations, telles qu'elles soient, selon leurs opinions. Une bonne partie de la générosité des français profite à l'église, ensuite aux associations. La misère et la maladie sont plus "impliquantes", car plus proche des préoccupations des donateurs. En lançant l'anathème sur la générosité des français, Pierre Bergé discrédite tout le monde associatif. Et se tire une balle dans le pied...

La fausse bonne idée d'un pot commun des dons, parfois évoquée, puis une répartition au cas par cas serait une catastrophe, étant donné que chaque personne donne selon ses convictions. Une telle action reviendrait à bafouer la volonté des donneurs, voire annihiler leur manière de penser.
Certaines personnes parlent d'un "essoufflement des dons" lors du marathon télévisuel de cette année, allant jusqu'à dire que le modèle est dépassé. Le vrai chiffre sera connu courant décembre, une fois les promesses de dons récoltés. En effet, le 3637 reste ouvert pour la semaine, ainsi que le site internet.

Répartition des dons : repartition des dons.
Pour faire un don : http://www.afm-telethon.fr/
(1) Pierre Bergé a déclaré, le 20 novembre dernier, lors d'une émission sur France Info, que le Téléthon « parasite la générosité des Français, la capte d'une manière populiste, en exhibant le malheur des enfants myopathes».

2 déc. 2009

Axelle Red, une artiste humaniste

Merci à Angel pour son autorisation. http://http://respecttoaxelle.free.fr/

Cela n'engage que moi, mais un artiste qui a la prétention d'être auteur-compositeur-interprete me donne l'impression de me transmettre plus d'émotions quand je l'écoute. C'est le cas pour Axelle Red. Elle était en concert lundi 30 novembre à Paris, et j'avais la chance d'être dans la salle. (pour info, Le Palace, dans le quartier Montmarte). D'autant plus qu'elle travaille avec des musiciens formidables, dont Lester Snell pour ne pas le citer :-)

Axelle est une artiste qu'on peut qualifier "d'engagée", même si je n'aime pas trop ce qualificatif à la mode et très tendance pour les artistes. Je la considère plutôt comme humaniste. Peu d'artistes prennent le risque de chanter sur des sujets 'graves', pas très vendeurs. Dans ces périodes de crise de l'industrie du disque, la règle d'or est le formatage et l'uniformisation.

Son dernier album, SISTER AND EMPATHY, chanté en anglais, non disponible en France, est un pari risqué puisqu'il est le fruit d'une retranscription de ses impressions, pas toujours positives, ressenties dans ses voyages dans le monde (pour rappel, elle est ambassadrice de l'UNICEF). Ce titre est très approprié à la personnalité de la chanteuse, dont l'attitude relève d'une sincérité touchante.

Son style et sa voix soul se prête bien aux sonorités de ces nouvelles chansons.
J'espère pour elle qu'elle réussira à passer ses messages pour que le monde change...
Son nouvel album, en français cette fois, est prévu pour l'automne 2010.


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28 nov. 2009

Cela pourrait être (vam)pire !

Au risque de me mettre à dos mon plus jeune lectorat, je dois avouer une chose : je n'ai pas aimé Twilight 2 !
Tout a commencé un soir de cette semaine, dans un cinéma flambant neuf pas loin de chez moi. Je m'installe sur mon siège, dans cette grande salle dont les effluves de peinture fraîche me chatouillent le nez, et sent le propre. (ça va pas durer)
Un rapide coup d'oeil me permet de constater que je suis la plus vieille femme de l'assemblée. Ouf, celle qui vient d'entrer a l'air d'avoir dix ans de plus que moi, me voilà sauvée... ah non, elle fait demi-tour, erreur de salle. Dommage.
Le public attend très très bruyamment le début de la projection. Ceux qui n'émettent pas de son me paraissent suspects. Ah non, ils envoient des SMS en silence, c'est tout. Bla bla bla, et re bla bla bla, cela bourdonne autour de moi. J'adore regarder les pubs, je sens que cela va être compromis ce soir.
Commençant à m'habituer au bruit d'ambiance (bla bla bla), j'avais oublié ce raisonnement simple et pourtant évident : les jeunes mangent des croquettes au cinéma. Entendez par là "pop-corn". Oui, le truc qui colle aux dents et qui fait du bruit. Crunch, crunch, crunch... ah, voilà enfin les pubs !

Le spectacle commence enfin. Au bout de trente minutes, je me demande ce que je fais là, un film à l'eau de rose où il ne se passe rien. Sans trop en dévoiler pour ceux qui ne l'ont pas vu, l'action commence un peu tardivement, redonne un peu de pêche et de sens (là c'est un grand mot) au déroulement de l'histoire. Et je n'utiliserai pas le mot "intrigue" pour décrire le scénario.
Le 3 sera surement un meilleur cru. A voir.

Bon, voilà, "j'y étais, j'ai vu". Comme dirait l'autre.

23 nov. 2009

Passe ton BAC d'abord !

L'info a fait l'objet d'un reportage au journal d'Emilie Besse (voir photo) de Canal + ce midi, c'est pour dire si c'est important. En effet, l'estafette de canal / itélé ne se déplace pas pour rien, oh non. Vous ne voyez pas de quoi je parle ? enfin, voyons : le lycée Jean Lurçay de Paris attire tous les projecteurs ces jours-ci ... mais si, c'est celui dans lequel une prof d'anglais, à deux doigts de la retraite, sans doute excédée par les comportements excessifs des élèves, a décidé de leur interdire de se maquiller en cours, de s'épiler les sourcils (et toute autre partie du corps), et surtout d'envoyer des SMS.
Révulsés par ce déferlement d'autorité et d'interdictions, les élèves ont écrit au proviseur pour se plaindre, et demandent qu'on leur "change de prof".

L'affaire prend une mauvaise tournure. D'autant plus qu'une velléité de débrayage de la part des autres profs semble s'être installée, le proviseur est en arrêt maladie (y a-t-il un rapport de cause à effet ? à vrai dire, je n'en sais rien). L'inspecteur d'académie s'y est déplacé pour un sermon, visiblement, l'effet escompté était un dénouement de ce litige...raté !
Puisque les élèves, pleins de ressources et d'idées, ont volé une clé USB au prof concerné, en signe de protestation.
Mais on est où, là ?
En maternelle ?

Comment peut-on en arriver là ? Certes, les élèves ont des droits, mais ils semblent oublier (et ça les arrange) qu'ils ont aussi des devoirs.
Le téléphone portable est devenu un appendice à part entière, une 3e main greffée d'un cerveau ? Un objet indispensable, capable de gérer leur vie ? ou de les rendre esclaves ?

Ces sales gosses méritent une fessée, rien de plus.
Hein, quoi, on a pas le droit ? ah oui, c'est vrai, la députée UMP Edwige Antier a proposé une loi pour l'interdire.
Bon, alors, il faut capituler et les laisser tout faire pendant les cours : envoyer des SMS, s'épiler, parler, chanter, hurler, manger, fumer des pétards (uniquement s'ils aèrent après), roter, péter (uniquement s'ils aèrent après aussi).
Liste non exhaustive, bien entendu :-)

article détaillé : lien

21 nov. 2009

Playmobil, épisode 4/4, saison 1 (la fin !)

Dans le monde Playmo, tout va mal : papa a perdu son travail, et comme maman ne travaillait pas non plus, ce fut très difficile. La crise est passée par là : papa Playmo ne retrouve pas de travail, ils ont dû revendre la maison et partir habiter à 4 plus un chat dans un F2 tout pourri de banlieue. Heureusement que grand-mère, qui est partie en maison de retraite, a prêté ses meubles !
Et une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le chat est tombé malade, le vétérinaire a dû le piquer.
STOOOOOOOOOP !!!
Mais qu'est-ce que je raconte ? j'ai pété un plomb cette semaine ? J'ai bafoué le merveilleux monde des Playmo, en le rendant affligeant, cruel, misogyne et détestable.
Je vous demande pardon, ce n'est pas digne de ma part.
Rendez-vous la semaine prochaine avec un vrai billet.

18 nov. 2009

Playmobil, épisode 3/4, saison 1

Le soleil se lève sur le monde Playmobil.... les travaux de voirie pullulent depuis quelques temps dans la région, ce qui occasionne de gros bouchons.
Papa a changé de travail, il est maintenant livreur chez DHL. Un matin, alors qu'il devait livrer 60 colis en 4 heures (rentabilité oblige), il fut retardé par ces fameux travaux sur l'autoroute.

Inévitablement, ce que devait arriver arriva : papa a livré un colis à 12h07 au lieu de 12h00, et la procédure disciplinaire ne tarda pas à tomber : il s'est fait licencier !

Comment annoncer cela à sa famille ? Noël va être difficile cette année...
à suivre...

17 nov. 2009

Playmobil, épisode 2/4, saison 1

Résumé de l'épisode précédent : deux Playmo se sont mariés, et ont fondé une famille. Ils habitent un petit pavillon, néanmoins coquet, pour lequel ils se sont endettés pour 30 ans (à cause des subprimes des banquiers véreux). Les deux enfants grandissent vite, ils ont déjà 4 et 7 ans.

Tout va pour le mieux dans le monde Playmobil. Maman a une tonne de repassage à faire, car elle a fait beaucoup de lessives ce week-end. Après ça, elle a encore le dîner à préparer (un poulet rôti), et se doit de vérifier les devoirs des enfants. Son emploi de mère au foyer est bien rempli, elle ne voit pas le temps passer.
Papa est rentré du travail, très fatigué. Il profite d'un repos bien mérité sur le canapé, en posant ses pieds sur le pouf. C'est l'heure de la Roue de la fortune sur TF1 ! il se demande s'il ne se sifflerait pas une bonne bière bien fraîche en regardant Victoria Silvsted tournoyer les lettres de l'alphabet.

Pendant ce temps, les enfants ne font pas leurs devoirs, ils jouent sans leur chambre... maman ne va pas être contente... elle leur a portant promis qu'ils adopteraient un petit chaton s'ils sont sages.
à suivre...


16 nov. 2009

Playmobil, épisode 1/4, saison 1

C'est bientôt Noël, les ateliers du Père Noël sont en pleine effervescence. Je rentre dans l'un d'entre eux. Un lutin me guide vers l'endroit merveilleux où sont entreposés les Playmobil, ces petits bonhommes en plastique raides comme des piquets. Ceux-là n'attendent que le moment magique où le Père Noël viendra les chercher pour les amener chez les enfants qui ont été bien sages cette année.

C'est à ce moment très précis où je suis rentrée dans leur monde féerique

Eh, oui, un mariage chez les Playmobil, dans la plus pure tradition 'Playmo'... avec la belle robe de mariée, et la voiture aux allures Est-allemande (nostalgie quand tu nous tiens...). Les tourtereaux ont été plus que gâtés, à voir les cadeaux qui s'entassent dans la voiture.



Le buffet fut somptueux. Petits-fours et mignardises à volonté. Le champagne coulait à flot. Les invités étaient enivrés de bonheur également. Le soleil brillait et chauffait notre plastique, au risque de le fondre.

Après la pièce montée, les mariés partirent en catimini, pour leur nuit de noces, sous un ciel étoilé. La suite, on la connaît, ils eurent deux beaux enfants en plastique, s'endettèrent pour un pavillon en banlieue, ainsi qu'un monospace moche, mais pratique, avec climatisation et ABS.


à suivre...

12 nov. 2009

Mamie fait de la resistance

Vous l'avez très certainement vue, cette campagne d'affichage en 4 X 3 sur les murs de votre ville. L'annonceur : Findus. Le produit : les frites surgelées. Mais pas n'importe lesquelles, non : Les frites de mamie ! On y montre un enfant, pas franchement réjoui de se trouver chez sa grand-mère, surtout quand elle lui tire les joues. Le slogan (bien trouvé) : "Les frites de mamie, sans aller voir mamie"

J'ouvre une parenthèse pour dénoncer la "mode" actuelle en technique de marketing, qui vise à estampiller tout produit alimentaire du sobriquet "de mamie", censé être un gage de qualité et d'authenticité. C'était mieux avant, c'est bien connu.

L'affiche fait sourire, car la situation est cocasse. On imagine la situation. En y regardant de plus près, le cliché fait très rétro, années 60-70, histoire que la cible se sente bien concernée. Car cette pub ne vise pas les enfants, mais les parents, qui après avoir esquissé un sourire, se remémorent des doux souvenirs d'enfance et des grands-parents.

Les temps ont changé, les mamies ne sont plus les cuisinières d'antan, mais des femmes modernes. Pour preuve, elles surfent et n'hésitent pas à avouer qu'elle détestent cette campagne de pub, qui dénigre la famille. Ambiance délétère sur certains forums.

Non mais, faut pas nous prendre pour des patates !




10 nov. 2009

36 15 kinenveu

En voiture, je suis comme vous, j'écoute la radio. Sauf que je suis une infatigable zappeuse. Je me lasse vite des chansons pré-formatées par les maisons de disques, dont la durée et le son sont parfaits pour un passage sur les ondes, si possible en forte rotation journalière pour augmenter les ventes (ou les téléchargements...?) du prétendu artiste. Vous l'aurez compris, je suis difficile.

Ce dont je voulais vous parler, ce sont les "petites annonces" sur France Bleu Nord. Le programme passe le matin, les auditeurs s'enchaînent les uns après les autres pour décrire ce qu'ils ont à proposer, et en général cela donne lieu à des sketchs bien involontairement cocasses. Cela rend à peu près ça :

Animatrice (A) : - Bonjour Georgette, vous nous appelez d'où ?
Auditrice (B) : - de Faches-Thumesnil, près de Lille. En général, l'auditeur est beaucoup trop stressé et ne répond pas "bonjour", pour sa décharge, en radio, faut aller vite, très vite !
A : que vendez-vous Georgette ?
B : euh.. un frigo.
A : un réfrigérateur ! répète t-elle d'un ton faussement enjoué.
B : euh, oui, c'est ça
A : Décrivez-le nous, s'il vous plaît Georgette
B : Bah euh, c'est un frigo, blanc, il n'a que deux ans
A : dites-nous en un peu plus, au sujet de ce frigo, il fait quelle taille ? Là, ça se sent, elle veut re-diriger l'entretien comme elle peut.
B : euh.. taille moyenne, c'est pas un gros, mais c'est pas un p'tit non plus.
A : D'accord Georgette, et vous le vendez combien ?
et là, Georgette a un déclic, elle se met à parler, et on ne peut plus l'arrêter :
B : 200 euros, mais il est tout neuf, il n'a que deux ans, c'est ma mère qui l'avait acheté mais elle s'en sert plus, elle est partie en maison de retraite, et il est tout propre et y'a tous les étages dedans. C'est un beau frigo hein.
A : d'accord, Georgette. Puis la présentatrice récapitule comme elle peut, soucieuse d'en finir pour de bon avec Georgette.
Version radiophonique des Deschiens !
Et c'est à cet instant que je me dis : si Georgette arrive à vendre son truc, on peut l'envoyer au Pôle Nord vendre des réfrigérateurs aux pingouins !






5 nov. 2009

Atchoum et Simplet au supemarché


Ce matin, c'était la corvée : les courses !
Et en plus il pleuvait ! bref, rien de bien engageant, de toute façon, il pleut depuis 6 jours. Je remplis donc mon caddie, et je termine par les rayons frais, chaîne du froid oblige. Ceci étant, je me demande pourquoi, vu qu'il fait 6 degrés dehors à Lille ! Question d'habitude, on va dire ça.
Au rayon yaourt, malgré la fraîcheur ambiante, mon oeil de consommatrice gourmande est attiré par une nouvelle variété d'une grande marque connue. Je tends le bras pour l'attraper, mais dans le même temps, mon nez me démange, ça fourmille, et je sens que.... oh, juste le temps de reposer les laitages sur le linéaire et de ramener ma main sur mon nez pour stopper l'éternuement, arrivé sournoisement.
Une fois mes yeux ré-ouverts (eh oui, même quand on stoppe un ébrouement, on ferme nos mirettes !), je m'aperçois que la cliente à côté de moi a bondi en arrière, et me scrute maintenant d'un air suspicieux.
Oh, damned, elle croit que j'ai la grippe A ! la peur l'envahit ! Que fais-je ? j'en rajoute ? j'en rajoute pas ?
J'hésite...
Finalement je saisi à nouveau mon emballage de crème chocolat et pars en souriant...

3 nov. 2009

La chasse (d'eau ?) au pipi

Bon, j'avoue, le titre est nul. Cela coïncide avec l'arrivée du froid mes neurones refroidissent aussi.
Autre chose m'a refroidi ce matin, c'est cet article paru dans 20 minutes, dont je vous mets le lien en bas de ce billet. Une entreprise de Zurich oblige ses employés de faire quelque chose en 4 minutes, pas plus. La chose en question, c'est "la pause pipi" ! et l'entreprise en question est un call-center (centre d'appels en français), truffé de caméras. On se croirait chez Big-Brother !
Pour aller soulager ses besoins naturels, il suffit de déloguer son téléphone (c'est à dire le couper), et après, le temps est compté.
Cet article m'a rappelé un mauvais souvenir d'une expérience professionnelle passée. J'ai travaillé, il y a quelques années, dans un centre d'appel. Oh, mais cela date cette histoire, à l'époque, on payait encore en francs, c'est pour dire, enfin bref.
Dans cet établissement de vente par correspondance, j'avais un super manager qui écoutait tout ce que je disais, pas parce qu'il voulait m'embêter, non, mais parce qu'il était payé pour ça. Avec le recul, je me dis que dans l'histoire, c'est lui qui est à plaindre, quel boulot de con !
Bref, ledit établissement (que je ne citerai pas...) possédait sa plate-forme téléphonique au 12e étage d'une tour. Il y avait, bien entendu, des toilettes à chaque étage. Nous avions 10 minutes de pause, pas plus. Alors il fallait être organisé, pour, en 10 minutes :
- sortir de la pièce
- aller aux W.C
- faire la queue et attendre son tour
- regarder sa montre
- sortir des WC et se laver les mains, partir dans le couloir
- appeler l'ascenseur
- attendre l'ascenseur
- monter dedans
- regarder sa montre
- un fois au rez-de-chaussée, courir se chercher un café court sucré (bouton B15), en ayant pris soin de faire l'appoint.
- retourner rapidement vers l'ascenseur sans renverser le café sur la moquette
- appeler d'ascenseur
- regarder sa montre (et commencer à stresser)
- attendre l'ascenseur
- monter dedans
- sonder poliment ses compatriotes d'immeuble : "vous allez à quel étage, ah, et vous, ok, et vous ?" et appuyer sur les bons boutons, avec nervosité
- retourner dans son bureau du 12e étage.
- regarder son manager... et voir si on était dans les temps.
11 Minutes !!! Vous êtes le maillon faible, vous êtes convoquée pour un avertissement oral.
J'avais une astuce, à l'époque : porter des chaussures plates pour marcher plus vite qu'avec des talons, cela faisait gagner facilement 30 secondes.
Il a fallu que je fasse un choix : café ou toilettes ?
Inutile de se voiler la face : les deux n'étaient plus compatibles, c'était un sacré dilemme.
J'ai choisi de démissionner au bout de trois semaines... je pense que j'ai bien fait !

31 oct. 2009

Halloween 2009, version crise économique !

Chaque année, c’est la même chanson. Des enfants passent de porte en porte et demandent des bonbons, le week-end d’Halloween. Même, si, pour mon plus grand contentement, ce rituel a moins de vigueur d’année en année. En tout état de cause, ce qui est arrivé cette après-midi dépasse l’entendement.

13h30, on sonne à la porte. Heure du déjeuner oblige, nous sommes en train de manger notre poisson et la purée de panais qui l’accompagne (pas très Halloween ce repas me direz-vous…). J’ouvre, et je vois 3 pré-ados d’environ 11-12 ans, qui me tendent leur sachet, sans dire bonjour. Ce qui me frappe le plus, c’est qu’ils sont en survêt’. Je cherche alors la moindre trace de maquillage ou de masque horripilant, en vain. Ils sont juste en survêt’, à la cool. Interloquée, je leur dis :
- Normalement quand j’ouvre, vous devez dire « un bonbon ou un sort ! »
- …
- Et par ailleurs vous devriez être déguisés.
Et un des 3 compères me répond, un brin moqueur, et du tac au tac : « on a pas les moyens d’acheter un déguisement ! ». Effet collatéral de la crise sur les enfants ? Euh, je penche plutôt pour la fainéantise. Parce qu’un peu de noir sur le visage ou un drap pour faire le fantôme, c’est vite fait. D’ailleurs, à 11 ans, on ne va plus chercher de bonbons. Je me garde par ailleurs de leur dire qu’on dit également : MERCI et AU REVOIR ensuite

De grâce, chers parents, apprenez le B.A-BA des bonnes manières à vos mouflets, euh, je voulais dire votre chère progéniture. Tout commence par un Bonjour, ensuite un merci, puis un au revoir. Je conçois que le dernier est plus difficile à prononcer, car il se décompose en 3 syllabes.
Je termine sur une note plus légère : hier soir, vers 20h20, je suis confortablement assise devant mon posté de télé, et j’entends sonner. J’ouvre, le paquet de carambar à la main. Et là je vois deux bouts de chou déguisés en monstre, de 3 ou 4 ans, avec leurs parents jouant le rôle de chaperon tout près d'eux. Logiquement, en de telles circonstances, je fais semblant d’avoir peur, puis je distribue des bonbons en souriant, mais cette fois-ci, c’est tout l’inverse : un des deux montres hurle et pleure en me voyant. Bon, c’est vendredi soir, fin de semaine, je ne suis pas très apprêtée, mais quand même !
Vivement que ça se termine, j’ai mis le nez dans la paquet de carambar, d’ici quelques heures, les petits monstres n’auront plus rien.
Note à mes lecteurs : je supprimerai cette couleur de fond orange immonde quand on arrêtera de sonner à ma porte !!!

27 oct. 2009

Se prénommer Chantal, erreur fatale !

"Oublier le cantal ça peut-être fatal", tel est le slogan du cantal. Pas la région, non, le fromage ! Les spots mettent en scène un couple, dans diverses situations. Et la jeune épouse, Chantal, qui oublie le cantal, finit par se faire "jeter" par son mari. Jugée sexiste par les "Chiennes de garde" ainsi que Marie-George Buffet, cette publicité fait parler d'elle depuis hier... pour ceux qui ne connaissent pas, je poste ici le lien :




En réalité, cette pub est à prendre au 3e degré. Elle me fait penser aux pubs des années 80, décalés, pas très recherchés, comme les Cachous Lajaunie. Finalement, cette pub est tellement idiote qu'elle nous fait sourire, et par conséquent l'effet voulu de mémorisation du produit est inévitable : mission accomplie pour l'agence de comm. Le buzz dont elle fait l'objet ces jours-ci par les féministes est inespéré en terme de retombées...

Et puis zut, je préfère qu'on se moque des Chantal, plutôt que des Nicole, ça change !
Je vous en remets une pour la route :

21 oct. 2009

J'ai lu GRAZIA !

Grazia est un hebdomadaire féminin qui cible les 25-45 ans, paraissant tous les samedis, pour la somme d’un euro cinquante. Edité par le groupe Mondadori (groupe Berlusconi), cette publication propose mode, actu people, mais surtout mode !

Le numéro 7 (du 10 au 16 octobre) est tombé entre mes pattes. Et voilà ce que j’en pense :
C’est encore un magazine féminin qui promeut une pub tous les deux pages, qui montre des vêtements dont le prix équivaut au P.I.B du Gabon (j’exagère à peine…) portés par des mannequins trop maigres qui ne sourient pas. Une question se pose : et si elles n’avaient pas de dents, ces top-models ? Pas de dents, pas de sourire !
Au fil des pages, se dresse un portrait de Mélissa Theriau, l’animatrice de Zone Interdite de M6, dont j’aime la pugnacité dont elle fait preuve quand elle interroge un homme politique, qui déclare :
« Je suis nulle en mode, j’ai découvert la semaine dernière ce qu’était un It Bag ».
Cette déclaration me laisse pantoise. Bon sang, c’est quoi un IT BAG ? Je n’en sais fichtre rien non plus. Une recherche sur le net vient de m’apprendre, si j’ai bien compris, que c’est en fait un cabas revisité en sac à main. Waouh, c’est moche et c’est cher ! Bref, je m’égare, ce n’est pas l’objet de mon billet. Revenons à notre talentueuse Mélissa, qui pose pour Grazia en toute décontraction dans un bar. La légende de la photo signale « T shirt en coton Mango, Jean Acne (rien à voir avec les boutons, ça doit être une marque…) et bottines en cuir Christian Louboutin. Je ne connais rien de tout ça, à part Mango, des fois je me demande sur quelle planète je vis.

La suite de cette publication est somme toute assez banale, pub, pub et repub, puis un article sur une jungle abritant des migrants asiatiques, entre une pub pour un maquillage et des photos de mode, histoire de se donner bonne conscience. Eh oui, on peut avoir un sac à main à 850 euros et se soucier du sort des réfugiés politiques, ce n’est pas incompatible !

A moins d’être une femme Fashion-victim, le reste des pages ne m’a pas intéressée, même leurs pages « culture ».
Mon verdict : idéal pour la lecture chez le coiffeur, quand on veut se vider la tête et faire poser ses mèches.

19 oct. 2009

On a compris leur petit manège !

Quand j'ai appris que TF1 allait diffuser l'émission Tournez-manège, je me suis dit : Oh là là, ils vont exhumer Evelyne Leclerc et Fabienne Egal ! Que neni, c'est en fait une nouvelle version, animée par Sébastien Cauet.
J'ai de vague souvenirs du programme qui passait dans les années 80, mais c'est plus particulièrement le sketch des Inconnus que j'ai en tête : "Ingrid, est-ce que tu baises ?"
Eh bien avec la version 2009 de Cauet, on est pas loin de "Est-ce que tu baises ?", dit avec d'autres mots.

Petite explication à l'attention des profanes. Le nouveau cru se compose de trois parties, avec échange de questions, et à chaque fin de cycle, l'éliminé donne son ressenti, face caméra. Cela peut donner : "Je n'ai pas appréciée d'être éliminée parce que l'autre candidate a sous-entendu que j'étais grosse". Autre chose, avant le choix final, on pose la "question interdite", du genre "sur quelle partie du corps voudrais-tu un piercing ?" ou "as-tu un sex-toy dans ton placard ?"
Enfin, à la fin, les deux élus restent un moment dans un salon, décoré de manière Secret Story, c'est-à-dire flashy et violente pour l'oeil, à parler de tout et de rien. C'est suite à cette entrevue qu'ils décident si oui ou non ils restent ensemble.

Même si l'ensemble est plus rythmé et moderne, on vole quand même au ras des pâquerettes de la bienséance. Et il y a un soupçon de méchanceté quand l'un des candidats soit répondre à la question "selon vous, quelle est le défaut de l'autre candidate ?", et que la blonde menue répond "elle doit être gourmande, hi hi..", sous entendu : je suis mince, l'autre non.

Bref, de toute façon, à cette heure là (18h30) on a autre chose à faire que regarder la télé !

Je vous ai remis le sketch des Inconnus, c'est mille fois mieux.

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17 oct. 2009

La pomme dans tous ses états

Salade (sauce roquefort, vinaigre balsamique, huile) morceaux de poires et cerneaux de noix

Vous allez dire que cette semaine je ne vous parle que de cuisine, et vous aurez raison. Sauf que ce matin, en tant qu'élève, j'ai appris beaucoup de choses.
Dans le cadre de l'événement POMEXPO qui se déroule à Villeneuve d'Ascq (59) jusqu'au 18 octobre, le centre régional de ressources génétiques proposait ce matin un atelier cuisine sur le thème des fruits anciens. Plus particulièrement des variétés un peu oubliées de pommes et poires, telles que la reinette de flandre (pomme), ou la poire saint Mathieu. Ces variétés rustiques offrent des qualités nutritives et gustatives non négligeable.


Je ne vous apprends rien, mais il est évident qu'il faut cuisiner et consommer des produits de saison, si possible cultivés dans le respect des traditions. Avec beaucoup d'imagination, on peut concocter un repas complet, de l'entrée au dessert, avec ces fruits.
Le cours en lui-même a été l'occasion pour moi d'associer des goûts auxquels je n'aurais pas pensé, le tout de manière très diététique. Par exemple, j'ai appris qu'utiliser du sucre complet était meilleur pour la santé que le sucre traditionnel, dit "raffiné" et pas très bon pour nous.

Dernier conseil de tata Nikki : privilégiez vos achats de fruits et légumes chez les maraîchers de votre région. Vous y serez gagnants, en achetant des produits plus sains, moins chers, et en utilisant moins de gasoil, donc moins de CO2, donc c'est bon pour la planète !

La semaine prochaine, je reviens vers vous avec un sujet moins sérieux, et plus drôle.
PS : pardon aux professeurs de l'Ecole de Journalisme de Lille, pour le titre que j'ai choisi. C'est en dépit du bon sens de tout ce qu'on m'a appris, je crois que je ne pouvais pas faire pire :-)

14 oct. 2009

Cyril Lignac chez les ch'tis

Hier soir, la chaîne TEVA, du groupe M6, visible sur le satellite, diffusait une émission : "Le chef contre-attaque", avec Cyril Lignac, le mousquetaire de la cuisine. Voici le résumé :

Le chef contre-attaque
Jean-Luc est chauffeur routier. Âgé
de 55 ans, il ne met jamais les pieds en cuisine. Il préfère bricoler et
s'occuper du jardinage. Cédric, 36 ans, est le papa de deux garçons. Chaque
soir, il attend que le repas soit servi en jouant à des jeux vidéo. Greg,
sympathique trentenaire, n'aide jamais sa compagne à préparer le repas. Il
préfère en effet faire du sport. Durant trois semaines, ces trois machos
patentés vont être coachés par le chef Cyril Lignac, qui leur offre une
formation accélérée afin qu'ils montrent de quoi ils sont capables. Les trois
hommes relèvent le défi : préparer un dîner pour toutes les femmes de leur
quartier. Seront-ils capables de se mettre aux fourneaux ?

Rediffusions :
samedi 24 octobre à 17h50 . vendredi 23 octobre à 23h10
Je vais m'attarder en premier lieu sur Gregory, ce "sympathique trentenaire", comme explique le synopsis. Chose importante, l'histoire se passe à LENS, din ch'pas-de-calais. L'aventure commence par un challenge pour Greg, qui doit préparer, sans l'aide de son épouse, un plat : des endives au jambon. Tout le monde aura reconnu le fameux "chicon au gratin" de ch'nord, mais pour M6, cela sera des endives au jambon. Alors Greg a pris s'carette, euh, sa voiture, et il s'est rendu au supermarché du coin, milieu hostile pour lui. Au détour d'un rayon, il demande de l'aide à une cliente, poliment : "excusez-moi madame, que dois-je acheter pour faire une béchamel ?". La ménagère croit à une blague et repart avec son caddie, un peu froissée. Au bout de quelques minutes, il trouve de l'aide, achète ce qu'il faut, et retourne à s'baraque, euh, à son domicile. Arrivé à bon port, il s'évertue à cuire ses chicons, euh ses endives dans un autocuiseur. "Comment ça marche eu s'truc là ?". Finalement son plat terminé ressemble à un lot d'endives baignant dans l'eau, mais il aura eu le mérite d'essayer.

Jean-Luc, l'autre candidat, doit réaliser une soupe de légumes, et un soufflé au fromage. Quand il essaye de mixer sa soupe avec un batteur électrique, il s'écrit "ah bin ça marche pas bien, hein". Sa fille vient à la rescousse et lui montre le mixeur. "ah ouais, ça va mieux". S'en suit une discussion surréaliste avec son épouse, qui lui demande :
- t'as pas épluché les carottes avant de les cuire ?
- ah.... ? ah non hein !

Le troisième compère n'est pas mieux, puisqu'à choisir entre assister à la rencontre Lens-Montpellier et faire à manger pour son épouse, le choix n'est pas si cornélien qu'il n'y parait et Cédric arbitre face à la caméra : "bin je vais au foot avec les copains !".

Ces hommes auront compris, le temps d'une émission, que cuisiner, ce n'est pas une sinécure !

13 oct. 2009

Joyeuses PACS !

Nous fêtons les dix ans du PACS. Mais qu’est-ce donc ? Rien à voir avec la Politique d’Agricole Commune, non, je vous parle du Pacte Civil de Solidarité, mis en place depuis 1999 par le gouvernement d’époque. A l’époque, tout le monde se souvient de Christine Boutin brandissant la bible en pleine Assemblée Nationale.

En 2008, 145.000 PACS ont été conclus en France, dont le mien. Pour ma part, ce fut un rendez-vous pris 3 mois à l’avance, tant les agendas des tribunaux étaient saturés de demandes. Suivi d’un passage de 10 minutes dans un bureau assez austère, avec une greffière aussi empathique qu’un horodateur.

Le PACS a encore des progrès à faire, notamment pour la protection du conjoint en cas de décès. Pour le moment, seul le testament peut pallier à ce défaut. En cas de demande d’adoption, le couple marié sera plus légitime que le couple pacsé.
Avis au détracteurs qui pensent que seul le mariage est un « vrai » engagement (j’en ai entendu…), je leur suggère de consulter les statistiques de dissolutions de Pacs, qui, en pourcentage, sont moindres. Peu importe les chiffres, le principal est de faire ce qu’on a envie, et qu’une alternative au mariage existe.

Alors Christine, toujours aussi Boutin-train ?

http://www.ina.fr/politique/partis-politiques/video/CAC98048701/incident-entre-lionel-jospin-et-christine-boutin-a-l-assemblee-nationale.fr.html



12 oct. 2009

Sondage

Vous êtes 91% de votants à plébisciter mes "tranches de vie" ! C'est une surprise pour moi, je l'avoue. Mais aussi un avantage : ma vie est une source inépuisable d'inspiration ! Et encore, je ne vous raconte ici qu'un quart du tiers de ce qui m'arrive.
Je vais donc tenter de continuer de vous narrer de manière drôle et décalée ces instants de vie. Il nous arrive tous des choses, au quotidien. Le but est d'essayer autant que faire se peut de les dédramatiser et de les raconter en choisissant l'angle de l'humour.

J'en profite pour vous remercier, vos remontées constructives me permettent d'évoluer. Je prends tous les avis en compte, du "ah, pas mal ton blog", en passant par le "j'aime bien, c'est bien écrit et très drôle", jusqu'au "c'est nul ton truc".
Merci aussi pour votre fidélité. Là j'arrête, car je suis en train de choper la Michel Druckerite.

Bonne semaine à vous
Nikki

7 oct. 2009

Le Paris Foot Gay ne botte pas en touche !


Quand la France a gagné la coupe du monde en 1998, nous avons eu droit à une cascade de bons sentiments de la part de tout le monde. La France black-blanc-beur, la fraternité, la joie, le partage. Seul le sport peur réunir autant de gens différents et générer cette synergie si singulière. Des millions de personnes dans la rue, bras-dessus, bras-dessous, chantant « I will survive » à tue-tête.
« L’effet coupe du Monde », comme on l’appelle, a permis de remplir plus facilement les stades de France, notamment en ligue 1.
Ce que je viens de vous décrire, c’est la superbe version « bibliothèque rose ».

Cette semaine, le club de foot amateur Creteil Bébel a refusé de jouer contre le Paris Foot Gay (PFG), autre groupe amateur, dans la cadre d‘une rencontre de coupe.
En effet, le dirigeant de Créteil a envoyé un message au dirigeant de l’équipe PFG :
« Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes
de notre club, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons
jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple
match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard »
Je me demande franchement ce qui a pu réellement motiver une telle décision. On est bien loin des leçons de morale, de fraternité et de tolérance de 1998… Ce genre de considérations ne devraient plus exister en 2009.

Devant l’incompréhension et le déchainement médiatique qui s’en est suivi, le club de Créteil a finalement changé d’avis et le match aura bien lieu.
Ouf, tout va bien qui finit bien. On se croirait dans un épisode de Joséphine ange gardien sur TF1.


Articles associés, pour y voir plus clair :
lien OuestFrance.

6 oct. 2009

Et si on était trompés ?

La semaine dernière, les médias se sont fait l’écho d’un nouveau site de rencontres sur internet, mais pas n’importe lequel : un site de rencontres extraconjugales, gleeden.com.
D’où le déferlement de cri d’orfraie depuis une semaine.
Les créateurs du site partent du principe que l’adultère n’est plus un délit pénal en France depuis 1975, et que leur « prestation » correspond à un besoin des consommateurs (sic).
Censé ouvrir fin novembre 2009, les inscriptions seraient déjà nombreuses, mais là encore, impossible d’avoir un chiffre précis, cela varie d’un article à l’autre. (En moyenne on parle de 10.000 inscrits au 30 septembre)

Le directeur de la communication déclare « Cultivez votre Jardin secret, votre Eden, et offrez à votre situation conjugale une nouvelle chance, un nouveau souffle et retrouvez votre sourire... Habituez-vous à être heureux! ». En lisant ce bon samaritain, on en oublierait presque les objectifs mercantiles qui se cachent derrière sa démarche. Je me demande d’ailleurs quelle école de communication a eu la chance de former ce formidable orateur.
Il est également impossible de savoir qui est vraiment derrière ce site internet. A priori une société américaine inconnue en France. A ce jour, le site n’est toujours pas déclaré à la CNIL. D’où mon interrogation : et si c’était un buzz pour rien ?

Je m’explique : le site ouvre fin novembre et on en parle beaucoup. Et si c’était un coup de bluff pour tout autre chose, maquillé en « opé de comm » complètement décalée et improbable ?
J’ai hâte de savoir, car je ne crois pas à la version qu’on nous sert ! Je me demande quel coup de pub se cache derrière ce buzz bien orchestré.

2 oct. 2009

La gourmandise est un vilain défaut ?

J’ai un petit défaut : je suis gourmande. L’autre jour, je suis retournée dans la ville de mon enfance, et me suis arrêtée pour acheter du pain. Mon regard se pose sur les gâteaux de la boulangerie ; en règle générale, ces pâtisseries ne me tentent guerre. Mais ce que je vois ravive des souvenirs de jeunesse, cachés tout au fond de ma cervelle. Je reste un moment à la regarder, attirante et brillante : la brioche suisse ! Il s’agit d’une pâte briochée, roulée, garnie de petits raisins secs et d’un peu de crème pâtissière, sur lequel trône un glaçage au sucre. Par contre, depuis le temps où je jouais à la marelle, y‘a eu de l’inflation : son prix a doublé. La petite galette de sucre me fait de l’œil. J’ai craqué et payé sans rechigner la somme d’un euro quarante, et je délectais déjà à l’idée de déguster cette petite gâterie.

Plus tard, dans ma voiture, alors que je me rendais vers l’autoroute, un passage à niveau s’est fermé devant moi. J’attendais le passage du train, qui tardait à arriver. Un rapide regard vers l’horloge de la voiture et siège passager m’indiqua qu’il était l’heure de prendre mon goûter. J’attrape alors le sac en papier dans lequel la boulangère a emballé avec délicatesse ma brioche. A l’ouverture, je m’aperçois que rien n’a changé, il a toujours la même texture et la même odeur qu’il y a quelques années. J’ouvre la bouche, et je croque généreusement dedans. Je ferme les yeux, et savoure l’instant et le gâteau.
Le TER n’est toujours pas passé. Négligemment, je regarde dans mon rétroviseur la voiture derrière moi. Un homme, en costume cravate, attend aussi le passage du train. Sauf que lui ne mange pas. Il a l’air occupé à tout autre chose. Je fronce les sourcils, réflexe idiot qui nous permet de mieux voir. Et en effet, cela confirme mes doutes : l’homme en costume cravate est bel et bien en train de récurer sa narine gauche. Mais visiblement, sa proie a l’air plus coriace que prévue, car il passe de l’index à l’auriculaire avec véhémence afin de la décrocher. Je comprends assez vite que sa victime a été capturée quand je vois le doigt passer du nez vers la bouche.

Un peu écœurée, je repose mes yeux vers le train qui passe. La barrière s’ouvre, je continue ma route. Mon appétit est coupé. Je ne regarde plus mes raisins secs de la même manière…



Photo utiulisée avec l'aimableautorisation du site :
http://tricota.e-monsite.com/accueil.html

30 sept. 2009

Moi, au bout du rouleau ?

La scène se passe un mercredi ordinaire, dans un supermarché à l’enseigne rouge de la métropole lilloise. Je pousse mon caddie avec nonchalance, sans conviction.
Au détour d’un rayon, c’est la surprise : une tête de gondole me laisse perplexe. D’une hauteur de trois mètres environ, s’entasse des paquets de papier-toilette, de la marque Nicky ! Et, entre nous, pour un prix tout à fait correct.
Bon, OK, cela ne s’écrit pas de la même manière que moi, mais une idée a germé dans ma tête : un partenariat entre la marque et mon blog. Pourquoi ne pas imprimer mes billets d’humeur sur les rouleaux ? Les toilettes ne sont-ils pas un endroit propice pour la lecture, fait de calme et de volupté ? J’exagère ?
J'ai toujours pensé que lire un livre aux cabinets est offensant pour l’auteur. Mais je suis prête à faire l’impasse sur mes convictions.


Photo réalisée sans trucage

28 sept. 2009

Secret Conneries

Je vous présente mes excuses, chers lecteurs.

En effet, ces jours-ci, je suis un peu débordée. Donc, pas le temps d'écrire. J'ai honte, car je viens de passer le cap des 1000 visites sur ce blog ! D'ailleurs je me demande comment c'est possible. Sûrement des gens qui pensent, à l'évocation de mon nom, Nikki, que ce site propose des photos olé-olé... un peu cochon !
Raté mon gars !
Revenons à nos cochons, euh, à nos moutons.
Comme je n'ai pas le temps d'écrire, ce site sera de nouveau à jour "pour de vrai" d'ici quelques jours. Parole de blogueuse.

En attendant, je vous livre un best-of des âneries entendues lors de l'émission secret story, qui vient de se terminer, et que je n'ai pas regardée, sauf une fois dix minutes pour écrire un billet.
Mais au fait, qui a gagné ?

A la lecture de ces inepties, vous vous sentirez beaucoup plus intelligents.

Daniella: “Je suis têtue comme une moule”
Vanessa: “Emilie elle me fait des cirques vicieux”
“C’est quoi des escarres ? C’est des trucs que t’attrapes aux pieds et au cul ?”
“Le Québec… C’est pas en France ?”
“Elle veut qu’j’dis des choses que j’me suis r’tenue pour pas l’dire”
“Ils nous ont traités parce que FX a failli faire un coma élitique”
“Y’a une enturlupe”
“Y’m’dit des choses que franchement vaut mieux fermer sa bouche et garder sa salive”
Angie: “S’il n’y avait pas de nuages, il ferait beau”
“Elle a été otage, elle a eu le complexe de Stalingrad” (à propos d’Elisabeth et du syndrome de Stockholm)
“Elle est malade pour raison de santé”
Kevin :
“Je vais pas remuer le couteau dans le feu”
“Dès qu’il y en a un qui est pas bien, l’autre vient à sa secousse”
François-Xavier:
“J’ai un produit pour les odeurs corporelles des fesses”
“J’le sens gros comme une patate”.
Et puis ces extraits de dialogues :
- “Il m’a traitée !”(Emilie) — “Il t’a traitée de quoi ?” (Sabrina) — “A Lille, traiter ça veut dire insulter”.
(note perso : vive le Nord Pas-de-Calais !)
Source : Télé Obs, Nouvel obs.

23 sept. 2009

Qui mieux que Gnogno peut entretenir votre Gnogno ?



Début septembre, j’ai amené ma Gnogno Gnio pour son petit check-up annuel. Vous vous demandez ce qu’est une Gnogno ? Sur ce blog, je m’engage à ne pas faire de publicité illicite, mais je peux vous donner un indice : c’est une marque renommée… (jeux de mots !)
Bref, le décor est planté, vous l’aurez compris, loin de moi l’envie de vous parler de ma vidange, ou de mes plaquettes de frein, mais plutôt de Gnogno.
Aujourd’hui, le téléphone a sonné, en appel masqué. Je déteste ce genre d’appel anonyme, mais pour une fois j’ai décroché. La personne qui me contacte doit le faire de la planète Mars, tant la liaison est mauvaise. Je me concentre de toutes mes forces et je l'écoute. Et c’est à ce moment précis qu’une conversation surréaliste a eu lieu :

- Bonjour, vous êtes bien Madame Nikki ? Vous possédez bien une Gnogno gnio immatriculée XX59 ?

Et là, la première chose qui me vient à l’esprit est :
« Oh, c’est la Police ! Ils ont retrouvé le crétin qui a vandalisé mon véhicule». (Voir mon précédent billet ‘Comme un air de Derby’). Encore une preuve navrante de ma naïveté ! Ce n’est que Gnogno, qui veut savoir comment s’est passé mon dernier entretien, et si je suis contente. Mais là où ils sont forts, chez Gnogno, c’est que leur questionnaire est ultra-dirigé.
Je m'explique, preuves à l'appui : « Lors du dépôt de votre véhicule, vous avez été plutôt satisfaite ou peu satisfaite du délai d’attente ? » Cela vous laisse peu de choix dans la nuance de satisfaction, ça ! Plutôt ou peu. Je n’ai pas le droit d’être complètement mécontente. NON. Ni moyennement contente, ou moyennement mécontente.
Alors j’ai répondu à toutes leurs kyrielles de questions fermées, toutes plus débiles les unes que les autres, avec plaisir, puisque dans le même temps, j’imaginais un cadre de chez Gnogno, avec une belle cravate, dans une salle climatisée dans une tour de Paris La Défense, en train de présenter des graphiques avec un grand sourire : « comme vous pouvez le constater, 95% de nos clients sont satisfaits de leurs entretiens effectués chez Gnogno, et cela fera l’objet de notre prochaine campagne de publicité que je vais vous présenter de suite… »

De mon côté, après avoir raccroché, je reste un moment plantée dans ma cuisine, complétement assomée par cet échange kafkaïen.
Pour ceux qui se demandent encore à quoi ressemble ma Gnogno, regardez cette vidéo...



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21 sept. 2009

Comme un air de derby...

Votre blogueuse en face de Ch'ti Lens, la mascotte du RCL.

J’aime assister à des matchs de foot. Les derbys (matchs opposant deux équipes proches géographiquement) ont la particularité de générer une ambiance survoltée dans les deux camps. Le match d’hier (Lens – Lille du 20/09/2009) n’échappe pas à cette règle. Les tifos, fanions, écharpes, bannières et chants étaient au rendez-vous. Côté chants, justement, j’ai fait l’impasse sur ceux qui visent à insulter l’équipe adverse, tant je les trouve minables et ridicules. De toute façon, je ne les avais pas révisés. Ce n’est pas comme ça qu’on se forge une bonne réputation en tant que supporteur. Soit, passons.
Quand j’arrive dans la ville de Lens un jour de match, même si ce n’est pas la première fois, je me sens tout de suite intégrée dans la ferveur qui règne à chaque coin de rue. Des groupes sont réunis, toutes générations confondues, vêtus de jaune et de rouge. La ville est bruyante, colorée et joyeuse. A l’approche de l’entrée du stade, l’exaltation augmente peu à peu, ainsi que l’odeur des frites (nourriture officielle, garantie 100% cholestérol, c’est SENSAS !).
C’est une fois placée dans la tribune, et quand les chants (polis ou non) des supporteurs, accompagnés des trompettes et des tambours vrombissent, que les choses sérieuses commencent. Je dois préciser que j’étais en tribune Marek, là où se trouve le noyau dur des supporteurs. Je ne pouvais pas être plus en immersion que là.
S’en suit deux fois 45 mn de stress intense dans les deux camps, avec une mi-temps pour détresser un peu. Parfois, les gens sautent sur place, de concert. De loin, cela ressemble à un flamby tout juste démoulé qui tremble.
Quand un but est marqué, c’est l’osmose totale. Les cris de joie semblent interminables. Très vite, tout le monde reprend ses esprits, et se concentre sur le jeu.
Peu importe le résultat, il y a forcément des déçus. Mais c’est quelque chose à vivre.
J’ai passé un bon moment finalement. Sauf quand j’ai retrouvé ma petite voiture, griffée sur un côté.
Une petite 59 en pays hostile (le 62, pourtant la même région), victime de la haine de certains supporteurs ? Possible… mais débile.

19 sept. 2009

Où est la grippe ?


Vous allez dire que je ne parle que des JT mais, ce midi, sur France 2, pas un seul mot sur la grippe A. Pas de reportage, pas de dépêche AFP, non, rien.

D'où mon inquiétude : pourquoi n'a t-on pas parlé de la grippe H1N1 ce midi aux infos ?

J'ai zappé sur itélé, et là aussi, silence radio !

Je dois me rendre à l'évidence : pas de message alarmiste aujourd'hui.

Je suis déjà en manque, je suis habituée à entendre pousser des cris d'orfraie au sujet de l'épidémie. Pourquoi ce silence si brutal ?

Et si je profitais de l'occasion pour couper la télé, la radio, etc. ? ça tombe bien, y'a un beau soleil dehors, et ce sont les journées du patrimoine.




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16 sept. 2009

Un Pernaut sinon rien

Je vous présente mes excuses. En effet, avec mon post d’hier, j’étais au ras des pâquerettes de l’optimisme. Heureusement pour vous et moi, ce matin, je suis allée voir le docteur Bonumeur, médecin non conventionné, qui m’a prescrit cette ordonnance :

- 1 JT de 13 h sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut, tous les jours pendant 5 jours.
- 1 tisane à la camomille tous les soirs avant le coucher pendant 5 jours


J’ai donc suivi à la lettre la prescription, et j’ai regardé le JT de Jean Pierre Pernaut (JPP pour les intimes) ce midi.
Le journal s’ouvre sur les prévisions météo quasi-automnales sur l’ensemble de la France. Même le sud et la Corse sont touchés, par de graves inondations. Cela n’augure rien de bon pour les jours à venir ça.
Passons aux choses sérieuses : Le retour de la Zone bleue à Landernau, dans le Finistère, commune de 15.000 habitants. Tout le monde est ravi, c’est merveilleux. Quelle belle idée ! Ils sont biens ces bretons. « C’est une bonne idée », commente JPP.
Un petit livre bien sympa vient des sortir, il nous explique comment contester nos PV. Je ne sais pas combien coûte ce bouquin, mais si c’est plus de 10 euros, autant payer l’amende de stationnement.
Que pensent les bambins de Poitiers de la Sécurité Routière ? Là-bas, on apprend à des jeunes écoliers la prévention routière sur des circuits. JPP a l’aire d’apprécier mais ne nous gratifie pas de son fameux « C’est une bonne idée ».
A ce stade, mon moral a quelque peu remonté.
Et là, c’est la stupéfaction : en Moselle, une usine de cokerie va fermer. L’établissement fournit du coke (et pas de la…) aux usines sidérurgiques. Ce sont encore des centaines d’emplois en moins, et des chômeurs en plus. Néanmoins, ce qui est drôle, c’est le style journalistique de TF1, qui nous rabat les oreilles de ses illustres commentaires traditionnels : « En ville, c’est la consternation ! », suivi de l’interview affligeante d’un habitant « ah bah c’est dramatique ».

Les nouvelles s’enchaînent et sont plus mauvaises les unes que les autres. JPP bafouille même en nous annonçant le décès de Filip, ex-chanteur des 2 be 3, visiblement troublé par l’annonce.
Après 20 minutes de funestes nouvelles, nous passons aux choses plus légères. La campagne de l’église dans les écoles d’Ile de France pour inciter les enfants à aller au catéchisme. Toujours à l’école, on nous explique à quoi jouent les enfants dans la cour de récré. Passionnant. Entre deux reportages, JPP est pris de quintes de toux. Début de grippe A ?
Le sujet suivant est un magnifique micro-trottoir dont TF1 garde le secret, qui tente de nous justifier que faire chambre à part est une bonne chose. D’ailleurs une étude britannique le prouve ! S’en suit un reportage sur le miel du sapin des Vosges, miel que JPP devrait prendre pour sa toux, car je sens qu’il ne va pas finir le journal. La messe du 13 h se termine par « la route du cidre » dans le Calvados.
Demain, cela sera « la route du riz ». Pas sûr que je regarde. Je pense que je vais mieux. D’ailleurs je vais m’atteler à vous écrire des posts dignes de ce nom.

« C’est une bonne idée », comme dirait qui vous savez.